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Côte d’Ivoire: depuis la prison, une militante de la société civile fait des révélations

Pulchérie Edith Gbalet, fervente militante des droits de l’homme est derrière les barreaux depuis les premières manifestations contre le troisième mandat du Président de la République Alassane Ouattara. Depuis son lieu d’incarcération, cette militante infatigable des droits humains a fait des révélations sur les événements qui s’y sont succédés tout en gardant le moral.

Pulchérie Gbalet a été placée sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) le mercredi 19 août 2020, puis inculpée pour « troubles à l’ordre public ». Depuis la réélection d’Alassane Ouattara au soir des élections présidentielles d’octobre dernier, la militante de la société civile croupit dans les geôles ivoiriennes. De son lieu de détention, celle-ci promet de continuer la lutte pour le bien-être des populations.

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«  Les femmes du GPS de Guillaume Soro étaient mes voisines de cellule. Leur libération m’a donné une lueur d’espoir. C’est vrai que les choses traînent mais mon moral est au beau fixe », a d’emblée déclaré la présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI).

Poursuivant elle a fait savoir qu’elle n’est animée par aucun sentiment de regret car dit-elle sa lutte est « noble » : « Je ne regrette pas le combat que j’ai mené contre le 3ÈME mandat du Président Alassane Ouattara . Je n’ai rien fait de mal si ce n’est revendiquer le respect de la constitution et user de mon droit de manifester. Je ne regrette pas le combat que je mène. Non pas du tout ! On peut regretter certaines démarches du combat, mais pas le combat lui-même « , affirme-t-elle.

Pulchérie Gbalet promet de continuer la lutte de la liberté pour son peuple toutefois que les injustices et inégalités sociales se feront sentir. « J’ai reçu à la MACA plusieurs émissaires qui m’ont demandé de mettre de l’eau dans mon vin. Je leur ai répondu que mon rôle, est de dénoncer les injustices et abus . Tant qu’il y’aura une mauvaise gouvernance, je continuerai de dénoncer. Je ne négocierai jamais ma sortie ».

Selon elle, le pouvoir en place refuse sa libération malgré les nombreuses tractations faites par de nombreuses organisations. « Je reconnais que beaucoup de choses, à un certain niveau ont été faites pour demander ma libération mais le pouvoir campe sur sa position », a-t-elle conclu.

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