À la UneAfriquePolitique

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entament leur retrait de la Cour pénale internationale

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entament leur retrait de la Cour pénale internationale

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement entamé le processus juridique d’un an de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), marquant une autre étape importante dans les efforts déployés par ces trois gouvernements dirigés par des militaires pour se distancer des institutions internationales soutenues par l’Occident.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement entamé le processus juridique d’un an de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), marquant une autre étape importante dans les efforts déployés par ces trois gouvernements dirigés par des militaires pour se distancer des institutions internationales soutenues par l’Occident.

La Cour est le tribunal permanent international pour les crimes de guerre, qui poursuit les individus accusés de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de crime d’agression lorsque les tribunaux nationaux ne veulent pas ou ne sont pas en mesure d’agir.

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé mercredi que les trois pays du Sahel avaient notifié officiellement leur retrait du Statut de Rome, traité qui a institué la Cour de La Haye et régit sa compétence en matière de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de crime d’agression. Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, le retrait prend effet un an après réception de la notification officielle par la Cour.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entament leur retrait de la Cour pénale internationale

Les trois gouvernements ont annoncé leur intention de quitter la CPI en septembre 2025, qualifiant la cour d’« instrument de répression néocoloniale » qui cible de manière disproportionnée les nations africaines tout en n’appliquant pas les mêmes normes aux pays puissants.

Dans sa dernière déclaration, la CPI a averti que ces retraits pourraient affaiblir les efforts internationaux de lutte contre l’impunité et compromettre la justice pour les victimes des crimes les plus graves. La Cour a également souligné que le retrait du Statut de Rome n’efface pas les obligations contractées lorsque les pays étaient membres, ce qui signifie que les responsabilités juridiques en cours et les enquêtes en cours demeurent inchangées.

Cette décision intervient alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger continuent de lutter contre des insurrections islamistes qui déstabilisent le Sahel depuis plus d’une décennie. Des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique ont étendu leurs opérations dans toute la région, tandis que les organisations de défense des droits humains ont accusé à maintes reprises les groupes extrémistes et les forces de sécurité gouvernementales de graves exactions contre les civils. La Cour pénale internationale (CPI) mène une enquête active sur des allégations de crimes de guerre au Mali depuis 2013, suite à une saisine de la Cour par l’ancien gouvernement civil du pays.

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page