Afrique du Sud : des Malawites fuient les violences xénophobes
Plusieurs pays africains organisent le retour de leurs citoyens après de nouvelles attaques contre des étrangers.

En Afrique du Sud, des ressortissants malawites attendent d’être rapatriés après une nouvelle vague de violences xénophobes. Depuis plusieurs semaines, des étrangers affirment avoir fui leurs logements ou leurs commerces sous la pression de groupes hostiles à l’immigration.
La situation touche plusieurs communautés africaines installées dans le pays. Des citoyens du Malawi, du Ghana, du Nigeria ou encore du Mozambique ont été concernés par des départs organisés ou par des demandes d’évacuation.
Des familles déplacées
Dans certaines zones, des familles ont quitté leurs quartiers par peur d’être prises pour cible. Des Malawites déplacés dans la province du Cap-Sud ont déjà quitté le pays en bus, tandis que d’autres attendent encore une solution pour rentrer chez eux.
Les témoignages décrivent un climat de tension alimenté par des discours contre les étrangers, accusés par certains groupes de prendre des emplois ou de vivre sans papiers. Comme souvent dans ce type de crise, les personnes les plus vulnérables sont les premières exposées.
Un vieux problème qui revient
L’Afrique du Sud a déjà connu plusieurs épisodes de violences xénophobes ces dernières années. Les attaques contre des ressortissants africains provoquent régulièrement des tensions diplomatiques avec les pays voisins, surtout lorsque les victimes doivent être évacuées d’urgence.
Le retour forcé de ces familles pose aussi une question difficile : beaucoup avaient construit leur vie en Afrique du Sud, parfois depuis plusieurs années. Repartir dans l’urgence signifie souvent abandonner un travail, des biens ou une partie de leur stabilité.
Pour les autorités des pays concernés, l’enjeu est désormais double. Il faut protéger les ressortissants en danger, tout en évitant que la crise ne se transforme en rupture plus profonde avec Pretoria.
Cette nouvelle vague rappelle enfin que la question migratoire reste l’un des sujets les plus sensibles en Afrique australe. Tant que la peur et la précarité continueront d’alimenter les tensions, les appels au calme risquent de ne pas suffire.



