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MV Hondius : une épidémie inquiète dans l’Atlantique

Le navire de croisière reste sous surveillance après plusieurs cas graves et deux confirmations liées à l’hantavirus.

Un sérieux incident sanitaire secoue le MV Hondius, un navire de croisière polaire actuellement au large du Cap-Vert. Plusieurs passagers ont été touchés par une maladie respiratoire aiguë, dans un contexte où des analyses ont confirmé la présence d’un variant d’hantavirus chez au moins deux personnes liées au voyage.

Le navire, exploité par Oceanwide Expeditions, effectuait une traversée dans l’Atlantique après un départ d’Ushuaïa, en Argentine. L’itinéraire comprenait notamment des escales dans l’Atlantique Sud, dont Sainte-Hélène, avant une arrivée prévue vers le Cap-Vert puis les Canaries.

Trois décès signalés pendant ou après le voyage

La chronologie communiquée autour du dossier fait état de trois décès associés à ce voyage, sans que toutes les causes aient été définitivement établies. Un passager néerlandais est décédé à bord le 11 avril. Son épouse, également néerlandaise, est tombée malade après son débarquement à Sainte-Hélène et est décédée le 27 avril. La présence d’un variant d’hantavirus a ensuite été confirmée chez elle.

Un autre passager, de nationalité britannique, est tombé gravement malade le 27 avril et a été évacué vers l’Afrique du Sud. Il se trouvait en soins intensifs à Johannesburg, dans un état critique mais stable. Un variant d’hantavirus a aussi été identifié chez ce patient.

Un troisième passager, de nationalité allemande, est décédé à bord le 2 mai. À ce stade, la cause de ce décès n’a pas encore été établie. Les autorités sanitaires et l’armateur restent donc prudents sur le lien exact entre tous les cas.

Deux membres d’équipage présentent des symptômes

Deux membres d’équipage se trouvent également à bord avec des symptômes respiratoires aigus. L’un est décrit comme un cas léger, l’autre comme un cas sévère. Tous deux nécessitent une prise en charge médicale urgente.

Le MV Hondius reste au mouillage près du Cap-Vert, avec 149 personnes à bord, dont 88 passagers et 61 membres d’équipage. Les débarquements, évacuations médicales et contrôles sanitaires doivent être coordonnés avec les autorités locales et les organismes internationaux impliqués.

Des mesures strictes ont été mises en place à bord, notamment l’isolement de certaines personnes, un suivi médical et des protocoles d’hygiène renforcés. L’objectif est de limiter les risques pendant que les investigations se poursuivent.

Que sait-on de l’hantavirus ?

Les hantavirus forment une famille de virus généralement transmis à l’être humain par des rongeurs infectés, notamment par contact avec leur urine, leurs excréments ou leur salive. L’infection peut provoquer une fièvre, une grande fatigue, des douleurs musculaires, des troubles digestifs et, dans certains cas, des difficultés respiratoires sévères.

La transmission entre humains est considérée comme rare et dépend du type de virus concerné. Les autorités sanitaires ont indiqué que le risque pour le grand public reste faible, tout en maintenant une surveillance rapprochée du navire et des personnes exposées.

Les analyses complémentaires doivent encore préciser la nature exacte du variant identifié et déterminer si les différents cas sont liés entre eux. Pour les passagers et les familles concernées, l’attente reste difficile, entre incertitude médicale, restrictions de débarquement et procédures d’évacuation.

Cette affaire rappelle la complexité des situations sanitaires en mer, surtout lorsqu’un navire se trouve loin des grands centres hospitaliers. Dans ce type de crise, chaque décision doit tenir compte à la fois de l’urgence médicale, du risque de propagation et de la sécurité des passagers comme de l’équipage.

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