
L’armée nigériane affirme avoir libéré 360 personnes enlevées par Boko Haram dans l’État de Borno, au nord-est du pays. L’opération aurait été menée dans les monts Mandara, une zone montagneuse située près de la frontière camerounaise et connue comme l’un des bastions du groupe armé.
Les personnes libérées comprennent notamment des femmes et des enfants. Elles auraient été retenues dans des conditions difficiles après avoir été enlevées plus tôt dans l’année dans plusieurs communautés de la région.
Une opération dans une zone sensible
Les monts Mandara sont depuis longtemps associés à l’activité de Boko Haram. Le relief difficile complique les opérations militaires et permet aux combattants de se cacher, de déplacer des captifs et d’organiser des attaques contre les villages environnants.
Après leur libération, les rescapés ont été conduits vers des zones plus sûres afin de recevoir une assistance médicale et humanitaire. Les autorités nigérianes présentent l’opération comme un succès dans la lutte contre l’insurrection armée.
Une crise des enlèvements toujours profonde
Malgré cette libération, le Nigéria reste confronté à une grave crise sécuritaire. Boko Haram, ses factions, des groupes criminels et des réseaux de banditisme utilisent encore les enlèvements comme moyen de pression, de financement ou de contrôle local.
Dans le nord-est, l’insurrection djihadiste dure depuis 2009. Elle a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes. Les populations civiles vivent souvent entre les attaques, les déplacements et la peur de nouvelles prises d’otages.
La libération de 360 personnes représente donc un soulagement majeur pour les familles concernées. Mais elle rappelle aussi l’ampleur du défi qui attend les autorités nigérianes : sécuriser durablement les villages, empêcher de nouveaux enlèvements et soutenir les survivants après leur retour.
Pour de nombreuses communautés de Borno, la priorité reste simple : pouvoir vivre, travailler et envoyer les enfants à l’école sans craindre une nouvelle attaque.



