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Quatre chefs militaires africains devenus présidents loués pour leurs rôles dans la démocratie

L’une des conversations les plus délicates sur la démocratie en Afrique est celle de la question des anciens officiers militaires et/ou d’anciens rebelles qui cherchent à jouer des rôles de leadership en tant que civils.

À ce sujet, A. B. Assensoh et Yvette M. Alex-Assensoh en 2001 n’ont pas fait la langue de bois. Ils ont écrit :

« Pendant de nombreuses décennies, de nombreux chefs militaires africains ont été maintes fois ramenés de leur retraite des services militaires et politiques au premier plan de la politique du continent, une action qui soutient la théorie selon laquelle l’histoire se répète souvent et, aussi, que le pouvoir corrompt. »

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Pour ce que ça vaut, certains des anciens militaires devenus dirigeants civils ont été loués pour le type de leadership qu’ils ont exercé dans certaines des périodes les plus cruciales de la vie de leur pays.

Découvrez ci-après certains dirigeants militaires devenus démocrates dont la transition a été créditée pour la réussite de leur pays :

Jerry John Rawlings

Quatre chefs militaires africains devenus présidents loués pour leurs rôles dans la démocratie

Jerry Rawlings, le plus ancien chef d’État du Ghana, a été un double putschiste qui a soutenu l’institutionnalisation d’un gouvernement démocratique après son premier coup d’État. Mais quelques mois seulement après le début du gouvernement démocratique de Hilla Liman en 1981, Rawlings a de nouveau forcé son chemin vers la direction de l’Etat.

De cette époque jusqu’en 1992, Rawlings a été le chef d’État militaire du Ghana. Cependant, il a supervisé la transition vers la démocratie, a créé un parti politique et a été élu deux fois à la présidence lors d’élections qui ont marqué le début de la concrétisation du Ghana en tant qu’État africain démocratique.

Aujourd’hui, il est un homme d’État vénéré qui bénéficie toujours d’un soutien populaire dans le pays.

Paul Kagame

Quatre chefs militaires africains devenus présidents loués pour leurs rôles dans la démocratie

Paul Kagame était le commandant du Front patriotique rwandais, une unité rebelle qui est intervenue dans la sanglante guerre génocidaire du pays en 1994. Il est devenu vice-président du pays au lendemain de la guerre et, depuis 2000, président du pays.

Les élections qui ont maintenu Kagame au pouvoir ont été remises en question, de même que la façon dont il traite ses détracteurs et ses critiques au Rwanda. Cependant, il y a très peu de débats sur le reconstruction du Rwanda par Kagame pour en faire une nation nouvelle à partir des cendres du génocide.

Olusegun Obasanjo

Quatre chefs militaires africains devenus présidents loués pour leurs rôles dans la démocratie

Olusegun Obasanjo a été un chef militaire au Nigeria entre 1976 et 1979 en tant que chef du Conseil militaire suprême. Mais il a cédé le pouvoir à un président démocratiquement élu et s’est tenu à l’écart de la politique nationale pendant un certain temps.

En 1993, lorsque Sani Abacha a pris le pouvoir, Obasanjo est devenu un critique virulent de la tyrannie d’Abacha. Obasanjo a alors été emprisonné, mais il a été libéré à la mort de Sani Abacha en 1998 et a été dûment élu président en 1999.

Après avoir quitté ses fonctions en 2007, Obasanjo est devenu un ambassadeur de la gouvernance démocratique, jouant le rôle de médiateur dans les conflits et supervisant les élections dans toute l’Afrique.

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Yoweri Museveni

Quatre chefs militaires africains devenus présidents loués pour leurs rôles dans la démocratie

L’Ougandais Yoweri Museveni est le chef de l’Etat depuis 1986 et a pris le pouvoir après avoir dirigé les efforts des rebelles contre Idi Amin. Museveni est actuellement l’un des plus anciens présidents du continent.

Museveni a présidé des élections contestées qui prolongent son séjour au pouvoir. Il a également supprimé la limite d’âge et la limitation du mandat de la présidence ougandaise.

Mais l’Ouganda est en grande partie l’un des pays les plus stables d’Afrique, une réussite qui est souvent liée au nom de Museveni.

Crédit photo : facetofaceafrica

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Gaelle Kamdem

Bonjour, Gaelle Kamdem est une rédactrice chez Afrikmag. Passionnée de la communication et des langues, ma devise est : « travail, patience et honnêteté ». Je suis une amoureuse des voyages, de la lecture et du sport. paulegaelle@afrikmag.com

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