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Madagascar : Sitraka Alban redevient champion d’Afrique de bras de fer

Le champion malgache s’est imposé à Accra dans la catégorie des plus de 100 kg, épreuve main gauche.

Madagascar tient encore un champion continental. Sitraka Alban Mampirindra a remporté un nouveau titre africain en bras de fer, confirmant son statut de figure majeure de cette discipline encore peu médiatisée, mais très exigeante.

Le sportif malgache s’est imposé lors de la 15e édition du championnat d’Afrique de bras de fer, organisée à Accra, au Ghana, du 28 avril au 3 mai 2026. Une victoire qui redonne de la lumière à une discipline où la force seule ne suffit jamais.

Un deuxième sacre continental pour Sitraka Alban

Sitraka Alban Mampirindra a décroché le titre dans la catégorie des plus de 100 kg, épreuve « main gauche ». Ce succès est présenté comme son deuxième sacre continental, après ses performances remarquées lors des précédentes éditions du championnat d’Afrique.

Le champion malgache n’est pas un inconnu dans ce milieu. En 2023, déjà au Ghana, il avait remporté l’or en main droite et l’argent en main gauche. Il avait aussi brillé dans la catégorie des handicapés assis, avec un doublé en or dans les épreuves main droite et main gauche.

Cette nouvelle médaille confirme donc une trajectoire solide. Dans une discipline où chaque combat peut basculer en quelques secondes, Sitraka Alban continue d’imposer son nom, son expérience et sa puissance.

Accra, théâtre d’un retour gagnant

Le championnat continental d’Accra a réuni des athlètes venus de plusieurs pays africains. Pour les compétiteurs, le bras de fer n’est pas un simple duel de muscles. Il demande de la technique, une bonne position, de la concentration et une énorme capacité à résister à la pression.

Dans la catégorie des plus de 100 kg, Sitraka Alban a su retrouver le sommet. Son succès fait particulièrement plaisir à Madagascar, qui cherche souvent à exister dans les sports moins exposés que le football, le basketball ou l’athlétisme.

L’autre représentant malgache, Tahiana Étienne, a connu un parcours plus difficile. Il a été éliminé dès son entrée dans l’épreuve main gauche, selon les informations rapportées autour de la compétition. Une déception, mais aussi une preuve du niveau très serré de ce rendez-vous africain.

Madagascar marque aussi des points en coulisses

La compétition n’a pas seulement été importante sur les tables de bras de fer. En marge du championnat, Jean Alex Harinelina Randriamanarivo, chef de la délégation malgache et président de la fédération d’haltérophilie, culturisme et musculation, a été reconduit à l’unanimité au poste de vice-président de l’association africaine de bras de fer.

Cette réélection donne un poids supplémentaire à Madagascar dans l’organisation de la discipline sur le continent. Elle montre aussi que le pays ne veut pas seulement produire des champions, mais participer aux décisions qui encadrent le développement du bras de fer africain.

Pour Sitraka Alban, ce nouveau titre a une valeur forte. Il rappelle que les champions africains ne viennent pas seulement des sports les plus populaires. Certains écrivent leur histoire dans des disciplines plus discrètes, avec moins de caméras, moins de moyens, mais autant de sacrifices.

À Accra, le Malgache a encore prouvé qu’il avait sa place au sommet. Et pour beaucoup de jeunes sportifs de la Grande Île, son parcours peut devenir une source de motivation : il est possible de faire parler de Madagascar, même dans les sports que l’on regarde trop rarement.

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