À la UneAfriquePolitique

Zambie : Brian Mundubile inculpé pour trahison

Arrêté après plus de deux semaines de clandestinité, le principal opposant à Hakainde Hichilema conteste les accusations portées contre lui.

La crise politique s’aggrave en Zambie. Brian Mundubile, arrivé deuxième à l’élection présidentielle du 13 août 2026, a été inculpé pour trahison. Son colistier Makebi Zulu et seize autres personnes sont poursuivis pour la même infraction.

L’avocat de l’opposant a confirmé l’inculpation samedi 29 août. Brian Mundubile et Makebi Zulu sont restés en détention au commissariat central de Lusaka. La date de leur première comparution n’avait pas encore été annoncée.

Arrêté après plus de deux semaines de clandestinité

Brian Mundubile avait disparu de la scène publique après une opération des forces de sécurité menée à son domicile au lendemain du scrutin. Les autorités affirment avoir découvert des fusils et d’autres équipements militaires au cours de cette perquisition.

Le chef de l’opposition et son colistier avaient ensuite trouvé refuge dans un bâtiment des Nations unies à Lusaka. Ils ont été arrêtés jeudi 27 août, après plus de deux semaines de clandestinité.

La police accuse leur formation politique d’avoir préparé une insurrection armée et considère Brian Mundubile comme une menace pour la sécurité nationale. L’opposant et ses proches rejettent ces accusations. Leur défense affirme qu’ils souhaitent répondre aux charges devant la justice.

Une présidentielle toujours contestée

Cette affaire intervient dans un climat tendu après la réélection d’Hakainde Hichilema. Les résultats officiels attribuent environ 60 % des voix au président sortant, contre 38 % à Brian Mundubile.

Le candidat de l’opposition a contesté le résultat du vote. Son camp n’a toutefois pas pu déposer de recours dans le délai prévu. Les tribunaux avaient été fermés par les autorités le dernier jour autorisé pour engager une procédure.

Hakainde Hichilema doit prêter serment pour un deuxième mandat ce mardi 1er septembre. Son gouvernement rejette les accusations de répression politique et présente les arrestations comme une réponse à des menaces contre la sécurité du pays.

Des inquiétudes sur les libertés politiques

Plusieurs organisations de défense des droits humains s’inquiètent du nombre d’arrestations effectuées depuis l’élection. Elles demandent aux autorités de garantir les droits des personnes détenues et de faire la lumière sur celles dont les proches restent sans nouvelles.

Les observateurs régionaux et internationaux avaient décrit le jour du vote comme globalement calme. La situation s’est cependant détériorée dans les jours qui ont suivi, entre perquisitions, arrestations et accusations d’insurrection.

L’inculpation de Brian Mundubile ouvre désormais une bataille judiciaire très suivie. La procédure devra établir la nature des éléments saisis par les forces de sécurité et déterminer si les accusations de trahison reposent sur des faits démontrables.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page