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Zimbabwe : des braqueurs armés dévalisent un orphelinat et empochent plus de 30 000 dollars

Zimbabwe : des braqueurs armés dévalisent un orphelinat et empochent plus de 30 000 dollars

Un scénario digne d’un film policier. Mais cette fois-ci, c’est la réalité brutale qui a frappé le Village of Hope Institution, un orphelinat et une église situés dans le quartier de Westgate à Harare, la capitale du Zimbabwe. Trois hommes armés ont fait irruption lundi soir et sont repartis avec un butin de plus de 30 000 dollars américains après près d’une heure de raid en toute impunité.

Une heure de terreur

Tout a commencé lorsque trois individus armés, dont au moins un portait une arme à feu de type fusil G3, ont fait irruption dans l’enceinte de l’institution vers 20 heures locales. Leur cible: les bureaux administratifs. Pendant près d’une heure, les assaillants ont méthodiquement fouillé les locaux un par un.

Richard Chimbetete, directeur du Village of Hope, a décrit l’opération avec stupefaction: « Trois hommes armés ont fouillé les bureaux, y compris ceux de l’évêque, des travailleurs sociaux, du directeur et des finances. » Rien n’a été épargné. Les coffres-forts et les caisses ont été vidés de leur contenu.

Les gardes de sécurité surmenés et tabassés

Le point le plus choquant de cette affaire réside dans le traitement infligé aux deux gardes de sécurité postés sur place ce soir-là. Le premier garde, qui a tenté de résister, a été désarmé puis frappé à plusieurs reprises avec la crosse du fusil à la tête. Les assaillants l’ont ensuite menotté avec des câbles électriques avant de l’enfermer dans le local de la pompe à eau.

Le second garde, qui effectuait une ronde périphérique, a été attaqué à son tour. Il aurait été frappé avec un objet non identifié avant que les braqueurs ne se dirigent vers les bureaux administratifs. Les deux hommes ont été transportés à l’hôpital après l’intervention des secours.

Un butin soigneusement calculé

Les enquêteurs ont établi un détail précis du montant total dérobé. Dans le bureau du directeur seul, **25 000 dollars** auraient été subtilisés. Au service des ressources humaines, **2 500 dollars** supplémentaires. D’autres sommes, plus modestes, ont été prélevées dans les bureaux des finances et des services sociaux. Le total avoisinerait les **30 000 dollars**, soit environ 28 000 euros.

Cette somme représente plusieurs mois de budget pour un orphelinat qui prend charge des enfants les plus vulnérables du Zimbabwe. L’impact financier sera considérable pour l’institution.

Une arme volée à la police

Détail troublant révélé par l’enquête: le fusil G3 utilisé lors du braquage avait lui-même été volé quelques jours plus tôt lors d’une embuscade contre trois policiers dans le quartier de Mabelreign. Lors de cette première attaque, des individus masqués avaient pris pour cible un véhicule de police, avaient endommagé le véhicule et s’étaient emparés de l’arme de service.

Le même fusil a été retrouvé sur les lieux du braquage de l’orphelinat après qu’un des suspects l’aurait accidentellement abandonné ou fait tomber. La piste de cet armement pourrait permettre aux enquêteurs de remonter jusqu’au groupe criminel à l’origine des deux attaques.

Témoin involontaire: une fidèle prise en otage

Un élément supplémentaire donne la mesure de la froideur des assaillants. Un membre de l’église, une femme qui priait sur les lieux au moment des faits, a croisé leur chemin. Elle s’était approchée du portail après avoir entendu le garde appeler à l’aide.

L’un des braqueurs l’a interceptée et lui a ordonné de se coucher par terre. Elle est restée dans cette position pendant toute la durée du raid, soit près d’une heure, sans pouvoir bouger ni appeler au secours. Elle a pu être libérée une fois les assaillants partis.

L’enquête en cours

La police zimbabwéenne a ouvert une enquête majeure sur cette affaire. Les pistes actuellement privilégiées incluent une possible implication d’un ancien employé ou de quelqu’un connaissant bien les lieux, étant donné la précision avec laquelle les assaillants ont ciblé les bureaux contenant les fonds.

Aucune arrestation n’a encore été annoncée officiellement. Mais avec une arme retrouvée sur place et deux témoins directs (les gardes et la fidèle), les enquêteurs disposent d’éléments solides pour tenter d’identifier les auteurs de ce braquage d’une audace rare.

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