Gabon: le camp de Jean Ping annonce de graves violences post-électorale

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A quatre jours de la présidentielle Gabonaise, le ton monte. Les tensions sont perceptibles. Car, aucun camp n’est disposé à accepter le verdict des urnes.

Alors que le président sortant Ali Bongo déroule sa campagne, le principal parti de l’opposition, dirigé par Jean Ping avec ses alliés appellent aux manifestations post-électorales.

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D’après nos confrères de koaci, Ping, Nzouba et Oye Mba auraient déjà appelés leurs partisans à en finir avec « Ali Bongo et son gang« .

« Les compagnies de téléphonie se mettent en condition de couper toutes les communications. La Cenap est disposée à modifier le résultat des urnes. Le ministre de l’Intérieur est prêt à diffuser des chiffres concoctés dans les officines de la présidence de la République. La Cour constitutionnelle se prépare à donner à ce hold-up annoncé un vernis de légalité. Sans la moindre retenue, l’armée est mise en ordre de bataille pour faire plier le peuple. Avec leur détachement habituel, les observateurs internationaux s’apprêtent à affirmer que « les irrégularités constatées ne sont pas de nature à fausser la sincérité du scrutin ». « Allons-nous accepter une mascarade d’une telle envergure ? Nous disons : Non ! Nous vous invitons à vous tenir prêts à défendre votre vote. Quoi qu’il nous en coûte, individuellement et collectivement, nous ne devons pas reculer. Et nous ne reculerons pas !« . lancent à l’endroit de leurs militants, les trois candidats réunis autour de Jean Ping pour battre Ali Bongo.

« Ils n’oublieront pas également de remettre une couche sur l’affaire de la nationalité douteuse, selon eux, d’Ali Bongo, thème et argument principal de leur campagne. « Ali Bongo brigue de nouveau la présidence de la République. Et pourtant, pas moins de quatre actes ou déclarations de naissance en son nom sont en circulation.« , une situation qui selon eux fait que: « définitivement, le PDG et son candidat, Ali Bongo, ne peuvent plus incarner l’avenir.« .

Le président Ali Bongo pour sa part, appelle ses militants à la retenue, « N’empruntez pas un chemin dangereux et risqué menant au Gabon d’avant. Retourner au temps des privilèges où les politiciens ne venaient vous voir que pendant les élections et vous oublier après » a indiqué Ali Bongo avant de poursuivre: « Jean Ping a pris un aller sans retour car nous n’aimons pas les traitres, ni les menteurs, ni les voleurs ! Qu’il apprenne à respecter les Gabonais ! Il prendra un carton rouge le 27 pour sortir du match« .

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Par ailleurs nous constatons déjà à Port Gentil et à Libreville que, des groupuscules proches du camp Ping s’activent pour ramasser des pneus usagers, peut être pour les incendier, et des bouteilles de verres, peut être pour préparer des cocktails Molotov.

Nous y reviendrons.

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