
Une nouvelle tragédie liée au trafic de migrants secoue la Libye.
Une fosse commune contenant les restes de 21 migrants africains de différentes nationalités a été découverte dans la ville d’Ajdabiya, à l’est du pays. Selon les autorités, les victimes auraient été tuées par un passeur libyen après que leurs familles n’ont pas réussi à payer les rançons exigées.La branche locale de l’Agence de sécurité intérieure a mené une opération le mercredi 14 janvier 2026 dans une ferme située à la périphérie d’Ajdabiya. Cette propriété appartenait à un passeur connu des services de sécurité pour ses antécédents criminels.
Sur place, les forces de l’ordre ont découvert plusieurs migrants détenus dans une prison de fortune, dans des conditions inhumaines. Ils étaient retenus contre rançon, privés de liberté et soumis à des conditions de vie extrêmement précaires.
Selon l’Agence de sécurité intérieure, les 21 migrants retrouvés dans la fosse commune auraient été exécutés après que leurs familles n’ont pas pu réunir les sommes exigées par leurs ravisseurs. Les corps ont été enterrés dans une tentative de dissimulation du crime.
Cette révélation a suscité une vive émotion au sein de la population locale et sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent un acte de barbarie.
Le principal suspect a été interpellé lors de l’opération et remis aux autorités judiciaires compétentes. Il devrait être jugé pour homicide, enlèvement et trafic d’êtres humains.
Ce drame montre une fois de plus les dangers extrêmes auxquels sont confrontés les migrants africains en Libye. Le pays est devenu un point de transit majeur vers l’Europe, mais aussi un territoire où sévissent de nombreux réseaux de trafiquants. Enlèvements, tortures, violences, viols et exécutions font partie du quotidien de milliers de migrants pris au piège de ces réseaux criminels.
Les organisations humanitaires appellent à une action internationale urgente pour démanteler les réseaux de trafic humain et garantir la protection des migrants vulnérables.



