À la UneAfriquePolitique

Les 4 pays africains les mieux placés pour dominer l’avenir industriel de l’Afrique

Les 4 pays africains les mieux placés pour dominer l'avenir industriel de l'Afrique

L’industrialisation demeure l’une des plus grandes ambitions économiques de l’Afrique, mais une nouvelle évaluation continentale suggère que seule une poignée de pays sont structurellement préparés à la concurrence à grande échelle.

Le rapport RED Index 2025 sur le développement industriel est paru et révèle que sur 54 pays africains, seuls quatre sont structurés pour répondre aux exigences d’ une industrialisation à grande échelle.

Le rapport « Développement économique réel » (RED) est un rapport annuel publié par le Conseil des entreprises pour l’Afrique (BCA). La dernière édition de ce rapport centré sur l’Afrique a été publiée le 6 mai 2026.

Les quatre pays identifiés dans le rapport comme étant sur la bonne voie pour maintenir leur croissance industrielle sont le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud et l’île Maurice.

Bien que le Nigéria soit le pays le plus peuplé et se classe troisième en termes de PIB, derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte, il ne figure pas parmi les quatre premiers. Si le rapport reconnaît les progrès du Nigéria, il qualifie sa trajectoire industrielle d’inachevée. Il en va de même pour le Rwanda.

Les résultats indiquent que la plupart des pays africains auront du mal à mettre en place la structure nécessaire pour répondre aux exigences d’une industrialisation à grande échelle. La plupart des nations africaines ont été classées comme étant soit en stagnation, soit vulnérables.

L’étude souligne que même si plusieurs pays africains ambitionnent de rejoindre le monde industrialisé, des contraintes structurelles profondément ancrées persistent.

L’indice RED évalue le potentiel d’industrialisation des pays au moyen de trois piliers principaux qui peuvent être subdivisés en 13 facteurs.

Ces trois dimensions essentielles de l’industrialisation sont les moteurs, qui désignent les conditions fondamentales de l’industrialisation ; les accélérateurs, qui déterminent la vitesse des changements économiques ; et les freins, qui sont des défis endémiques comme l’insécurité et la corruption .

En réaction à ce rapport, Arnold Ekpe, président du Business Council for Africa et ancien PDG d’Ecobank, a déclaré au Guardian que « ce n’est pas simplement un indice, mais un appel à l’action pour que les décideurs politiques, les investisseurs et les entreprises africains prennent en main l’avenir industriel de l’Afrique. »

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une transformation, affirmant que les dirigeants doivent « s’engager à mettre en œuvre les changements structurels nécessaires pour assurer une croissance durable » .

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page