Kenya : le méga data center de Microsoft bloqué par une affaire de paiements
Le projet technologique d’un milliard de dollars serait ralenti par des garanties financières demandées aux autorités kényanes.

Le grand projet de centre de données porté par Microsoft au Kenya connaît un sérieux coup de frein. Présenté comme l’un des investissements technologiques les plus ambitieux d’Afrique de l’Est, le site serait bloqué par des désaccords autour de garanties de paiement demandées aux autorités kényanes.
Ce projet, estimé à environ un milliard de dollars, devait renforcer les capacités cloud et intelligence artificielle de Microsoft sur le continent. Il devait aussi s’appuyer sur l’énergie géothermique, un atout majeur pour le Kenya, notamment dans la région d’Olkaria.
Un projet stratégique pour l’Afrique de l’Est
Le centre de données devait être développé avec G42, un groupe émirati actif dans l’intelligence artificielle. L’objectif était de faire du Kenya un point fort pour les services numériques, le cloud et les futurs besoins en calcul liés à l’IA.
Pour Nairobi, le projet avait aussi une portée symbolique. Il montrait la capacité du pays à attirer les géants mondiaux de la technologie et à se positionner comme hub numérique régional.
Des garanties de paiement au cœur du blocage
Le dossier serait aujourd’hui ralenti par une question financière sensible. Microsoft aurait demandé des garanties de paiement annuelles avant d’avancer pleinement sur le projet. Les autorités kényanes n’auraient pas encore apporté les assurances attendues.
Ce type de garantie est souvent décisif dans les grands projets d’infrastructure, surtout lorsqu’ils reposent sur des engagements de long terme, des coûts énergétiques importants et des revenus à sécuriser.
Un signal pour les investissements tech en Afrique
Cette situation rappelle que les grands projets numériques en Afrique ne dépendent pas seulement de l’ambition technologique. Ils reposent aussi sur la solidité des contrats, la disponibilité de l’énergie, la stabilité des paiements et la confiance entre investisseurs et États.
Le Kenya reste l’un des marchés numériques les plus attractifs du continent. Mais ce retard montre que même les projets portés par des géants comme Microsoft peuvent se heurter à des réalités financières et administratives complexes.



