
L’Afrique du Sud a annoncé avoir rapatrié 2 745 étrangers en une semaine. Cette décision intervient dans un climat tendu, après de nouvelles violences liées à l’immigration dans le pays.
Le ministre sud-africain de l’Intérieur a présenté ces chiffres dimanche, quelques jours après la promesse du président Cyril Ramaphosa de durcir la lutte contre l’immigration illégale. Le sujet reste très sensible dans l’une des principales économies du continent.
Une pression sociale très forte
L’Afrique du Sud attire depuis longtemps des travailleurs venus de plusieurs pays africains. Certains s’installent légalement, d’autres vivent dans une situation administrative fragile. Mais dans un pays où le chômage dépasse les 30 %, la question migratoire nourrit régulièrement des tensions.
Ces dernières semaines, des épisodes de violences anti-migrants ont de nouveau inquiété les communautés étrangères. Des files d’attente et des opérations de retour ont été signalées, notamment autour de ressortissants qui souhaitent quitter le pays ou régulariser leur situation.
Un débat qui divise
Pour les autorités, ces rapatriements s’inscrivent dans une politique de contrôle des frontières et de respect des lois migratoires. Pour plusieurs organisations et observateurs, la priorité devrait aussi être de protéger les migrants contre les violences et les discours de haine.
Le chiffre de 2 745 personnes en une semaine montre l’ampleur du mouvement. Il risque aussi de relancer un débat déjà explosif : comment répondre aux difficultés économiques sans transformer les étrangers en boucs émissaires ?



