
Après les premières sorties des sélections africaines à la Coupe du monde 2026, une question commence déjà à se poser : quelle équipe du continent peut vraiment rêver d’aller très loin, voire de créer l’exploit suprême ?
Le début de tournoi donne des raisons d’y croire. Le Maroc a tenu le Brésil en échec, la Côte d’Ivoire a battu l’Équateur, le Cap-Vert a résisté à l’Espagne et l’Égypte a accroché la Belgique. Une victoire, trois nuls, aucun naufrage. Pour l’Afrique, ce départ ressemble à un message envoyé au reste du monde.
Le Maroc, candidat africain le plus crédible
Si une équipe africaine doit être citée en premier, c’est probablement le Maroc. Le nul 1-1 face au Brésil confirme que les Lions de l’Atlas savent jouer les grands rendez-vous sans complexe.
Depuis leur demi-finale historique en 2022, les Marocains ont changé de statut. Ils ne sont plus seulement une équipe dangereuse. Ils sont une sélection que les grandes nations respectent. Leur solidité, leur expérience et leur capacité à rester calmes dans les matchs de prestige font d’eux le candidat africain le plus sérieux pour aller très loin.
Le Maroc n’a pas encore tout montré, mais il a déjà rappelé une chose importante : cette équipe sait répondre présente quand l’adversaire s’appelle Brésil.
La Côte d’Ivoire, l’outsider qui sait gagner
La Côte d’Ivoire a choisi une autre manière de marquer les esprits : gagner. Le succès 1-0 contre l’Équateur peut paraître moins spectaculaire qu’un nul contre le Brésil, mais dans une Coupe du monde, prendre trois points dès le départ est parfois plus important que tout.
Les Éléphants ont montré une qualité très précieuse dans ce type de tournoi : savoir rester dans le match et frapper au bon moment. Cette maturité peut les rendre dangereux, surtout si la confiance monte au fil des rencontres.
La Côte d’Ivoire n’est peut-être pas encore le favori africain numéro un, mais elle a déjà prouvé qu’elle pouvait gagner un match serré. Et au Mondial, les équipes qui savent gagner sans forcément briller peuvent devenir très difficiles à sortir.
L’Égypte peut-elle rêver avec Salah ?
L’Égypte a aussi envoyé un signal intéressant en faisant 1-1 contre la Belgique. Les Pharaons ont un avantage évident : Mohamed Salah. Quand une équipe possède une star capable de changer un match sur une action, elle garde toujours une chance.
Mais pour que l’Égypte puisse vraiment viser plus haut, elle devra montrer plus qu’une résistance solide. Elle devra confirmer dans la durée, mieux contrôler ses temps faibles et donner à Salah les conditions pour peser dans les grands moments.
Le nul contre la Belgique est donc encourageant. Il ne transforme pas encore l’Égypte en candidate au titre, mais il montre qu’elle peut regarder une grande nation européenne sans trembler.
Le Cap-Vert, la belle surprise
Le Cap-Vert mérite une place à part dans cette discussion. Pour sa première Coupe du monde, tenir l’Espagne en échec 0-0 est déjà un petit événement. Ce résultat donne au pays son premier point dans l’histoire du tournoi et confirme que cette équipe ne vient pas seulement découvrir la compétition.
Peut-on parler de candidat au sacre ? Pas encore. Le Cap-Vert reste une surprise, pas un favori. Mais ce genre d’équipe peut gêner beaucoup de monde si elle garde la même discipline. Dans une phase de groupes, un point contre l’Espagne peut changer tout un destin.
Alors, qui peut vraiment aller au bout ?
Sur la base de ces premiers matchs, le Maroc paraît être l’équipe africaine la plus susceptible d’aller le plus loin. Son expérience récente, son parcours en 2022 et sa capacité à tenir tête au Brésil lui donnent une longueur d’avance.
Derrière, la Côte d’Ivoire a le profil d’un outsider sérieux. L’Égypte dépendra beaucoup de l’influence de Salah et de la solidité de son collectif. Le Cap-Vert, lui, peut devenir l’une des belles histoires du tournoi s’il continue à défendre avec autant de courage.
Pour remporter la Coupe du monde, il faudra évidemment beaucoup plus qu’un bon premier match. Il faudra de la régularité, de la profondeur, du réalisme et un peu de chance. Mais une chose est déjà claire : les équipes africaines ont bien commencé, et cette fois, personne ne pourra les prendre à la légère.







