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Côte d’Ivoire : après la CEI, le futur système électoral reste flou

La liquidation de l’ancienne commission est engagée, mais la composition de l’organe appelé à lui succéder reste attendue.

La liquidation de la Commission électorale indépendante est désormais engagée en Côte d’Ivoire. Mais une question reste ouverte : quel dispositif prendra sa place pour organiser les élections ? En septembre, la composition du futur organe et les garanties de son autonomie continuent d’alimenter le débat politique.

Une passation de charges a eu lieu le 7 septembre à Abidjan entre le secrétaire général sortant de la CEI et le liquidateur, Lassana Sylla. Cette étape concerne la fermeture administrative de l’ancienne institution. Elle ne vaut pas installation d’une nouvelle commission électorale.

Une liquidation, pas encore une succession

Le liquidateur doit inventorier les biens de la CEI et régler les différents volets de sa disparition. Le travail porte sur son patrimoine, ses finances et les questions de personnel, avec des structures locales réparties sur le territoire.

En parallèle, les responsables politiques attendent de connaître les règles du mécanisme appelé à gérer les prochains scrutins. La composition de ce dispositif, son fonctionnement et son degré d’indépendance sont au cœur des interrogations. La transition administrative et la réforme politique suivent donc deux dossiers liés, mais distincts.

Une première rencontre de dialogue s’est tenue fin juin entre le gouvernement, des partis politiques et des représentants de la société civile. Les informations disponibles en septembre ne font toutefois pas état de l’installation du nouvel organe. Les formations d’opposition poursuivent leurs échanges pour rapprocher leurs propositions.

Le fichier électoral au centre des attentes

La révision du fichier électoral dépend elle aussi de la mise en place du nouveau dispositif. Derrière cette question technique se trouve un enjeu concret : déterminer les conditions dans lesquelles les listes seront actualisées et sous quelle autorité elles le seront.

Pour les partis qui demandent davantage de concertation, la réforme doit permettre de clarifier les responsabilités et de réduire la méfiance avant les prochaines échéances. La société civile a également porté des propositions sur la transparence de l’organisation des élections.

Il reste à connaître les décisions du gouvernement sur cette architecture et leur calendrier d’application. La liquidation de la CEI règle le sort de l’ancienne structure ; elle ne répond pas, à elle seule, aux attentes sur les garanties du système qui lui succédera. Aucune date de scrutin ne peut être déduite de cette seule étape administrative.

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