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Arrestation de Gbagbo en 2011 / Franklin Nyamsi contredit la version de Guillaume Soro

Qui a ouvert la voix aux FRCI en 2011 pour accéder à la résidence de Laurent Gbagbo en 2011 ? Onze ans plus tard, le Conseiller Spécial de Guillaume Soro rejoint la version de Laurent Gbagbo. Une version qui est aux antipodes de celle livrée par Guillaume Soro au lendemain de l’arrestation de l’ex-président.

Franklin Nyamsi, dans sa réponse à l’interview de Me Habiba Touré sur l’affaire Michel Gbagbo a parlé. En plus de ses acrimonies sur Michel Gbagbo et son avocate, il est revenu sur les conditions de l’arrestation de Laurent Gbagbo en 2011. Pour Franklin Nyamsi, Michel Gbagbo devrait être logique en portant plainte contre le pays de sa mère, la France.

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En effet, dans son explication, Franklin Nyamsi a avoué que, « C’est l’armée française qui a ouvert le chemin aux FRCI pour arrêter Gbagbo ». Il demande donc à Michel Gbagbo de traduire l’armée française en justice pour l’arrestation de son père et lui-même. En lieu et place de cela, c’est Soro qu’il poursuit, ce qui irrite Nyamsi. Au delà des récriminations de Franklin Nyamsi, c’est la version de Soro sur l’arrestation de Gbagbo qui est mise à mal.

24H après l’arrestation de Laurent Gbagbo, Soro avait animé une conférence de presse au Golf. Il affirmait péremptoire qu’il avait demandé à l’armée française de quitter le théâtre des opérations. La seule chose qu’il concédait à l’armée française était qu’elle prenne position devant la résidence de l’ambassadeur de France. Soro disait que l’armée française n’était pas intervenu directement contre les hommes de Gbagbo avant l’assaut des FRCI.

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Pourtant, les faits démontrent à souhait que l’armée française est intervenue directement. Après les bombardements, voyant que les FRCI peinaient à avancer, l’armée française a bombardé le camp de la Garde républicaine mitoyen la résidence présidentielle. Ensuite, l’armée française a détruit la clôture de la résidence et le portail, ouvrant le chemin aux FRCI.

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