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Côte d’Ivoire / Sidi Touré : « la candidature d’Alassane Ouattara n’est pas une affaire de rue »

Plusieurs manifestations ont eu lieu en Côte d’Ivoire suite à l’annonce du Président de la République, Alassane Ouattara, le 6 août dernier de se porter candidat à la présidentielle d’octobre prochain.

En effet depuis l’annonce de candidature pour la présidentielle d’octobre prochain, l’opposition a projeté des marches éclatées à travers le pays, ce qui a occasionné 5 morts et plusieurs arrestations selon les autorités sécuritaires du pays.

Après les manifestations, l’ancien président de l’assemblée nationale et député de Ferkessedougou, Soro Guillaume, a fait une déclaration afin d’interpeller les auteurs des troubles dans le pays. « que tout dérapage de brebis zélées dans cette circonstance ne restera pas sans conséquences judiciaires, tôt ou tard », a-t-il déclaré.

L’opposition à travers un communiqué a pour sa part invité le président de la République à retirer sa candidature. Les opposants ont aussi invité le gouvernement à libérer tous les prisonniers politiques ainsi que les responsables politiques arrêtés lors des manifestations.

Le gouvernent de son côté incrimine les responsables de l’opposition d’être à la base des troubles qui ont causé des morts ces derniers jours dans le pays. C’est lors d’une journée d’échanges avec les jeunes que porte-parole du gouvernement a fait savoir cela.

« Tous ceux qui ont conduit à ces manifestations ayant causé des morts seront traduits devant la justice. L’opposition n’a aucune offre. Nous sommes vigilants. Nous avons l’obligation d’offrir à la jeunesse un avenir glorieux, » a déclaré le ministre Sidi Touré.

Revenant sur l’illégalité évoquée par l’opposition sur la candidature du Président Alassane Ouattara, Sidi Touré a indiqué que la nouvelle constitution donne la possibilité à son mentor d’être candidat.


« L’affaire de candidature d’Alassane Ouattara n’est pas une affaire de rue. Alassane Ouattara ne peut pas être prisonnier d’une constitution qui n’existe plus, », a-t-il conclu.

Notons que nous ne sommes qu’à deux mois de la présidentielle et les événements semblent s’apparenter aux événements qui se sont déroulées juste après les élections présidentielles de 2010.

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