Gabon

Gabon: Fin de mission de la CPI sur les violences post-électorales

Comme annoncé, il y a quelques mois, une mission de la Cour pénale internationale (CPI) devait se rendre au Gabon pour examiner les dossiers des violences de la crise post-électorale de septembre.

Le Jeudi 22 Juin, les experts de la délégation de la CPI à Libreville ont bouclé leur mission de deux jours. D’après les experts les conclusions seront transmises au parquet de la CPI qui décidera ou non de l’ouverture d’une enquête pour “crime contre l’humanité” ou “crime de guerre”, à l’issue de laquelle le procureur pourra demander aux juges de délivrer des mandats d’arrêts ou citations à comparaître.

Cette mission mandatée par la Haye  a rencontré plusieurs ministres dont ceux de la Défense, de la Communication, de l’Intérieur et de la Justice. La mission a aussi rencontré le rival du président Bongo, Jean Ping, qui continue de se proclamer toujours “président élu”, et 15 ONG soutenant les victimes, ainsi que “certaines chancelleries occidentales”, a précisé le gouvernement.

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Il faut continuer à recueillir des informations”, a déclaré à l’AFP le chef de la section de l’analyse des situations à la CPI, Emeric Rogier.

Manifestations, répressions, un millier d’interpellations, assaut sécuritaire contre le siège de Jean Ping, pillage, incendie de l’Assemblée…: les violences ont duré quelques jours après la proclamation des résultats le 31 août.

Les experts de la CPI sont venus “suite à la saisine du gouvernement”, a rappelé le porte-parole de l’exécutif Alain-Claude Bilie-By-Nzé. L’opposition et les ONG souhaitaient également cette mission.

Cette ouverture et cette transparence sont la preuve, si besoin en était encore, que nous n’avons rien à cacher”, a ajouté le porte-parole dans un communiqué, se félicitant du climat “serein” de cette visite.

Ils (les experts) ont vu des victimes, des parents qui ont perdu des proches”, a déclaré un proche de Jean Ping, Anisset Bissielo.

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L’entourage de Jean Ping souhaite désormais “que la CPI passe à l‘étape suivante, qui est l‘étape de l’enquête”, a-t-il ajouté.

Les représentants de 15 ONGse sont sentis écoutés”, a déclaré à l’AFP un de leur porte-parole, Marc Ona, qui avait affirmé sur Twitter dimanche que “plusieurs victimes des massacres du 31 août 2016 reçoivent des appels anonymes pour qu’elles ne témoignent pas à la CPI.

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Hippolyte YEO

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