
Une fausse information sur les réseaux sociaux qui coûte très cher. Au Ghana, une célèbre créatrice de contenus Camilla Alhassan vient d’écoper d’une peine d’un an de prison ferme. Le tribunal de circuit d’Accra a tranché après que la jeune femme a plaidé coupable de conduite offensante et de publication de fausses nouvelles.
L’affaire a débuté après la diffusion massive de vidéos sur TikTok. Dans ces séquences devenues virales, Camilla Alhassan affirmait de manière catégorique, mais sans l’ombre d’une preuve, que l’actuel président John Dramani Mahama avait enterré 32 vaches. Selon elle, ce sacrifice s’inscrivait dans le cadre de rituels mystiques destinés à garantir sa victoire à l’élection générale de 2024.
Face à la gravité des faits et à la portée de la rumeur, le service de police du Ghana a rapidement procédé à son arrestation.
Lors de l’audience du jeudi 16 juillet, la prévenue a finalement reconnu avoir totalement inventé ces faits.
Durant le procès, l’avocat de la défense, Me Kwadwo Gyamfi Bonsu, a réussi à faire rejeter l’accusation d’abus électronique, le tribunal s’estimant incompétent pour statuer sur cette infraction précise. Cependant, le juge s’est montré inflexible sur le chef d’inconduite notoire.
« La prévalence croissante de ce type d’infractions exige une sentence de nature à décourager des comportements similaires. »
Malgré la demande de clémence de la défense pour obtenir une peine plus légère, le tribunal a insisté sur la nécessité de faire de ce cas un exemple. La prolifération des fake news sur les plateformes numériques au Ghana est désormais une priorité pour les autorités judiciaires.
Détail marquant de la procédure : lors d’une audience précédente, la cour avait même exigé qu’un test de grossesse soit pratiqué sur la TikTokuse avant de fixer son sort. Camilla Alhassan va maintenant devoir passer les douze prochains mois derrière les barreaux, un signal fort envoyé à tous les créateurs de contenus adeptes du buzz à tout prix.



