
Les États-Unis ont annoncé des changements radicaux aux catégories de visas F, J et I, remplaçant le système de durée de séjour en vigueur depuis longtemps par des périodes d’admission fixes.
Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé une refonte importante de ses règles de visa pour les étudiants internationaux, les visiteurs d’échange et les journalistes étrangers, remplaçant un dispositif qui permettait à beaucoup de rester indéfiniment dans le pays grâce à leur statut de programme.
La réglementation, dévoilée le jeudi 16 juillet, abolit le système de « durée de séjour » en vigueur depuis longtemps et impose des périodes d’admission fixes aux titulaires de visas F, J et I. Elle entrera en vigueur 60 jours après sa publication au Journal officiel, sous réserve d’examen par le Congrès.
En cas de succès, la mise en œuvre pourrait débuter aux alentours de septembre 2026.
Comment fonctionnent les nouvelles limites de visas
Reuters rapporte que, dans le cadre du nouveau dispositif, les étudiants internationaux titulaires d’un visa F et les participants aux programmes d’échange titulaires d’un visa J seront autorisés à séjourner aux États-Unis pendant une durée maximale de quatre ans par admission.
Toute personne dont les études ou le programme d’échange se prolongent au-delà de cette période doit soit obtenir une prolongation auprès du DHS, soit quitter le pays et demander une nouvelle admission.
Les journalistes étrangers titulaires d’un visa I seront soumis à des restrictions plus strictes. Leur séjour autorisé sera limité à 240 jours, tandis que celui des journalistes chinois sera limité à 90 jours.
Auparavant, les trois catégories de visas permettaient à leurs titulaires de rester pendant toute la durée de leur programme d’études, de leur programme d’échange ou de leur affectation dans les médias, sans date de fin fixe liée à l’admission elle-même.
Ces nouvelles restrictions en matière de visas s’inscrivent dans le cadre du programme d’immigration plus vaste du président Donald Trump, qui s’est intensifié depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.
Son gouvernement a pris des mesures pour renforcer le contrôle de l’immigration légale parallèlement à la lutte contre l’entrée sans papiers, notamment en révoquant certains visas d’étudiant et en examinant de plus près les titulaires de cartes vertes.
Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a justifié cette nouvelle réglementation par une forte augmentation du nombre de visiteurs temporaires. Il a enregistré plus de 1,8 million d’admissions avec visa étudiant en 2024, soit une hausse de plus de 11 % par rapport à l’année précédente.



