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Guinée : un homme retrouvé m0rt avec un bras et une jambe coupés le long des rails à Conakry

Deuxième corps mutilé en deux jours au même endroit à Conakry. Bras, jambe, tête, langue : les résidents de Ratoma vivent dans la terreur.

Le quartier de Ratoma Dispensaire, dans la commune de Ratoma à Conakry, est devenu le théâtre d’une série d’atrocités qui glacent le sang. Jeudi 16 avril au matin, le corps sans vie d’un homme a été découvert le long d’une voie ferrée avec une jambe et un bras amputés. Des traces de violence étaient visibles sur le reste du corps. C’est la deuxième fois en deux jours que les résidents de ce quartier découvrent un cadavre mutilé au même endroit. Les habitants ne cachent plus leur terreur.

Une macabre découverte

C’est aux alentours de 7 heures que l’alerte a été donnée. Ousmane Chérif Bangoura, président du conseil de quartier de Ratoma Dispensaire, a reçu l’appel de l’un de ses responsables de secteur : un corps gisait près des rails. Il a immédiatement remonté l’information à la mairie qui lui a ordonné de prévenir la police.

Sur place, le spectacle était effroyable. La victime, dont l’identité n’a pas encore été établie, avait non seulement perdu un bras et une jambe, mais portait également des marques de violence sur tout le corps. Bangoura a confié qu’il n’a pas eu le courage de toucher le cadavre. Selon ses premiers éléments, il s’agirait probablement d’un corps amené sur les lieux depuis ailleurs, car la victime n’est pas connue dans ce quartier.

Deux corps en deux jours au même endroit

Ce qui rend cette affaire particulièrement terrifiante, c’est la répétition. Le lundi précédent, soit seulement quelques jours plus tôt, un autre corps avait déjà été retrouvé exactement au même endroit. Celui-là aussi avait été mutilé de manière particulièrement barbare : la tête avait été coupée, ainsi que la langue et les parties intimes qui n’ont jamais été retrouvées. Ce premier corps se trouve toujours à la morgue de Donka en attente d’identification.

« Ce n’est pas la première fois », a confirmé Bangoura, visiblement ému. « À l’espace de deux jours, deux corps ce même endroit, c’est vraiment effrayant ». L’élu local a annoncé que des dispositions allaient être prises pour renforcer la sécurité dans le secteur, mais les moyens manquent et l’inquiétude monte parmi la population.

Une insécurité qui devient systématique

Ratoma Dispensaire est désormais considéré comme un point noir de l’insécurité conakrienne. Ces derniers mois, plusieurs cas de disparitions inquiétantes ont été signalés dans cette zone populaire de la capitale guinéenne. Entre les rackets nocturnes, les règlements de compte et maintenant ces découvertes de cadavres mutilés, les habitants vivent dans la peur.

La police de Conakry a ouvert une enquête sur les deux affaires. Le deuxième corps a été transporté à la morgue pour autopsie afin de déterminer les causes exactes du décès et d’essayer d’identifier la victime. Mais dans un pays où les moyens médico-légaux sont limités et où les enquêtes traînent parfois pendant des mois sans résultat, les familles attendent souvent des réponses qui ne viennent jamais.

Les autorités locales appellent la population à collaborer en fournissant toute information utile, tandis que les habitants de Ratoma Dispensaire commencent à éviter de circuler après la tombée de la nuit.

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