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Nigeria : l’État de Kaduna adopte la castration pour les violeurs d’enfants

Les législateurs de l’État de Kaduna, au Nigeria, ont approuvé la castration chirurgicale comme punition pour les personnes reconnues coupables de viol d’enfants de moins de 14 ans.

Le gouverneur de l’État, Nasir Ahmad el-Rufai, devrait signer le projet de loi pour qu’il devienne une loi dans l’État du nord-ouest.

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Cette décision fait suite à l’indignation publique suscitée par une vague de viols, qui a poussé les gouverneurs des États de la nation à déclarer l’état d’urgence.

La loi fédérale du Nigeria prévoit une peine de 14 ans de prison ferme, mais les législateurs des États peuvent fixer des règles différentes pour les condamnations.

La stigmatisation empêche souvent les victimes de signaler les incidents de viol au Nigeria et le nombre de poursuites fructueuses est faible.

Depuis 2015, date à laquelle une nouvelle loi a été introduite, environ 40 suspects de viol ont été inculpés, dans un pays de quelque 200 millions d’habitants, selon l’Agence nationale pour l’interdiction de la traite des personnes (Naptip), qui dispose d’une liste de délinquants sexuels sur son site web.

La nouvelle loi a élargi le champ d’application de la pénalisation des délits sexuels au Nigeria et supprimé le délai de deux mois pendant lequel les affaires de viol devaient être jugées avant de ne pouvoir être entendues par un tribunal.

La castration chirurgicale des violeurs condamnés est envisagée au Nigeria depuis un certain temps, d’autant plus que le nombre de cas s’est accru lors de cette pandémie de coronavirus.

L’indignation a été générale en juillet, après le meurtre d’une étudiante de 22 ans qui, selon sa famille, a été brutalement violée et battue à mort.

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C’est l’un des nombreux cas choquants qui, en une semaine, ont donné lieu à des manifestations de rue, à une pétition en ligne signée par des milliers de personnes et à un hashtag Twitter #WeAreTired (nous sommes fatigués).

La castration chirurgicale n’est pas très répandue dans le monde et est considérée comme controversée dans les quelques endroits où elle est encore appliquée.

Crédit photo : bbc

Gaelle Kamdem

Bonjour, Gaelle Kamdem est une rédactrice chez Afrikmag. Passionnée de la communication et des langues, ma devise est : « travail, patience et honnêteté ». Je suis une amoureuse des voyages, de la lecture et du sport. paulegaelle@afrikmag.com

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