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Pakistan : Imran Khan renvoyé en prison après son passage à l’hôpital

Les médecins ont déclaré l’ancien Premier ministre apte à rester en détention, mais ses proches contestent les conditions de son examen.

L’ancien Premier ministre pakistanais Imran Khan a été renvoyé à la prison d’Adiala, vendredi 21 août, après seulement quelques heures passées dans un hôpital public d’Islamabad. Les médecins l’ont déclaré apte à rester en détention, mais son parti affirme que les autorités ont violé une décision de la Cour suprême.

Un passage très bref à l’hôpital

Imran Khan a quitté sa cellule dans la nuit pour subir une série d’examens médicaux. Il a été pris en charge par une équipe comprenant notamment un ophtalmologue, un cardiologue et un médecin généraliste.

Le gouvernement affirme que les spécialistes n’ont découvert aucun problème nécessitant une hospitalisation immédiate. L’ancien dirigeant a donc été reconduit à la prison d’Adiala, à Rawalpindi, vers 5 heures du matin.

Son parti dénonce une violation de la décision judiciaire

La Cour suprême avait pourtant ordonné son transfert dans un établissement privé d’Islamabad. La décision prévoyait aussi la présence d’un médecin personnel au sein du groupe chargé de l’examiner.

Les autorités ont finalement choisi un hôpital public. Elles expliquent ce changement par des problèmes de sécurité provoqués par la mobilisation de partisans sur l’itinéraire initialement prévu.

Le Pakistan Tehreek-e-Insaf, le parti d’Imran Khan, conteste cette version et annonce une procédure pour outrage à la justice. Ses responsables estiment que l’ancien Premier ministre devait rester sous surveillance médicale pendant plusieurs semaines.

Des inquiétudes persistantes sur sa santé

Âgé de 73 ans, Imran Khan est détenu depuis août 2023. Ses avocats et ses proches affirment que son état de santé s’est dégradé en prison, notamment au niveau de l’œil droit. Sa sœur, présente pendant l’examen, a indiqué qu’il portait un cache-œil mais semblait stable.

L’ancien champion de cricket a également accusé les autorités pénitentiaires de mauvais traitements répétés. Aucune réponse officielle n’avait encore été donnée à ces accusations vendredi matin.

Les tensions autour de sa sécurité ne sont pas nouvelles. Après la tentative d’assassinat dont il avait été victime, ses partisans avaient déjà dénoncé un climat politique dangereux.

Un retour en prison qui peut raviver la colère

Des sympathisants ont attendu son convoi pendant la nuit dans les rues d’Islamabad. Certains ont lancé des fleurs au passage du véhicule qui devait le conduire à l’hôpital.

Imran Khan reste une figure majeure de la politique pakistanaise malgré les nombreuses procédures engagées contre lui. Il soutient que ces affaires sont destinées à l’écarter du pouvoir, ce que le gouvernement rejette.

Le retour rapide de l’ancien Premier ministre en détention pourrait renforcer les appels à manifester de son parti. D’autres anciens chefs de gouvernement ont déjà connu de lourdes condamnations dans la région, comme Najib Razak en Malaisie.

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