
L’Afrique du Sud s’est engagée à prendre des mesures décisives contre les auteurs de violences xénophobes visant des ressortissants étrangers, après que le Ghana a officiellement protesté contre des incidents impliquant ses citoyens.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a convoqué jeudi l’envoyé sud-africain, l’exhortant à intervenir immédiatement pour empêcher une nouvelle escalade.
Ses inquiétudes ont été déclenchées par la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant des agressions et des actes d’intimidation contre des ressortissants étrangers.
Le ministre a également mis en lumière un incident précis survenu au KwaZulu-Natal, où un Ghanéen aurait été interpellé, sommé de prouver son statut légal et sommé de quitter le pays.
Le gouvernement condamne la violence
Les autorités sud-africaines ont fermement condamné ces attaques, les qualifiant d’illégales et d’inacceptables.
Le ministre de la Police par intérim, Firoz Cachalia, a déclaré que les violences, notamment les pillages et les actes d’intimidation, menacent à la fois l’état de droit et les principes constitutionnels du pays.
Le ministre des Affaires étrangères, Ronald Lamola, a fait écho à cette position, avertissant que de tels actes n’ont pas leur place dans une démocratie constitutionnelle et constituent un risque pour la stabilité nationale.
Opération policière en cours
Les forces de l’ordre ont été placées en état d’alerte maximale, avec pour instruction claire d’identifier et d’arrêter toute personne impliquée dans des actes xénophobes.
Le porte-parole de la police, Kamogelo Mogotsi, a déclaré que les personnes participant à des actes de violence ou les incitant à le faire seront appréhendées et traduites en justice.
Les autorités ont souligné qu’aucun individu ni groupe n’a le droit de se faire justice soi-même, quels que soient les griefs.
Appels au calme et au dialogue
Les autorités ont exhorté les populations à garder leur calme et à coopérer avec les forces de l’ordre afin de prévenir de nouveaux troubles.
Les responsables communautaires et les organisations de la société civile sont appelés à promouvoir le dialogue et la cohésion sociale.
Les défenseurs des droits des migrants affirment que les étrangers sont souvent désignés comme boucs émissaires des difficultés économiques en Afrique du Sud, un facteur qui continue d’alimenter les tensions.



