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Côte d’Ivoire : la mort d’un douanier ravive la polémique sur les « gnambros »

Le décès de Coulibaly Lamtou Aimé après une altercation à Yamoussoukro suscite des appels à encadrer plus fermement le secteur du transport.

La mort de Coulibaly Lamtou Aimé, agent de la Brigade mobile des Douanes de Yamoussoukro, continue de provoquer une vive émotion en Côte d’Ivoire. Le douanier est décédé après une altercation survenue le 4 août 2026 avec des acteurs du transport, à la suite d’un incident de circulation.

Les premières informations ont rapidement nourri la colère sur les réseaux sociaux. Mais plusieurs zones d’ombre demeurent et les versions publiées ne concordent pas sur les dernières heures de la victime. Une enquête est attendue pour établir précisément les faits et les responsabilités.

Une altercation après un incident de circulation

Selon Koaci et Ivoire Matin, Coulibaly Lamtou Aimé était affecté à la Brigade mobile des Douanes de Yamoussoukro. Une collision impliquant son véhicule et un taxi communal aurait précédé une dispute, puis une violente altercation avec plusieurs personnes présentées comme des chauffeurs ou des acteurs du transport.

Une vidéo de la scène, devenue virale, montre une confrontation très tendue. Certains médias affirment qu’un coup aurait été porté à l’arrière de la tête du douanier avant sa chute. Ce détail n’a toutefois pas encore été confirmé par une communication judiciaire officielle.

La Direction régionale des Douanes de Bouaké a annoncé le décès de l’agent et exprimé son soutien à sa famille. Ses obsèques ont débuté le 14 août à Yamoussoukro, avant l’inhumation à Tafiré.

Des versions qui soulèvent encore des questions

Les premiers récits ont laissé entendre que l’agent avait succombé directement aux violences subies pendant la bagarre. Une version plus récente, relayée par Koaci et attribuée au député de Yamoussoukro Ouattara Yaya, indique qu’il aurait d’abord été conduit à l’hôpital Moscati.

Son corps aurait ensuite été retrouvé dans un lac situé à proximité de l’établissement. Cette séquence, si elle est confirmée, pose plusieurs questions sur les circonstances exactes du décès, le moment où la victime a quitté l’hôpital et le lien entre l’altercation et sa mort.

À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut donc être tirée. Les enquêteurs devront reconstituer les faits, entendre les témoins et déterminer la cause précise du décès.

Naya Jarvis Zamblé interpelle l’État

La députée Naya Jarvis Zamblé a réagi en dénonçant la violence attribuée à certains acteurs incontrôlés du transport, couramment désignés en Côte d’Ivoire sous le nom de « gnambros ». Elle demande aux autorités de prendre des mesures fermes pour assainir les gares et mieux encadrer le secteur.

L’élue estime que ce drame rappelle d’autres affaires liées à l’incivisme et aux luttes de contrôle dans les transports. En 2019, plusieurs personnes avaient été interpellées lors d’une opération contre les « gnambros » à Abidjan.

Son appel intervient alors que les questions de sécurité routière et de discipline dans le transport restent sensibles. Après un accident ayant fait 14 morts en 2023, le ministère des Transports avait déjà été amené à s’expliquer sur les circonstances du drame à Yamoussoukro.

L’enquête doit maintenant établir les responsabilités

La mort de Coulibaly Lamtou Aimé est désormais au centre d’un débat qui dépasse la seule altercation. Elle remet en lumière les tensions dans certaines gares, la place des intermédiaires du transport et la nécessité de faire respecter la loi sans céder aux accusations prématurées.

Les autorités n’ont pas encore communiqué de bilan définitif de l’enquête ni annoncé publiquement des poursuites. Les proches de la victime, les Douanes ivoiriennes et l’opinion attendent maintenant des réponses précises sur ce qui s’est passé entre l’incident de circulation, l’hospitalisation rapportée et la découverte du corps.

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