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RDC/ En colère, les populations incendient le siège de la Monusco à Goma

Depuis hier, les populations de Goma en République Démocratique du Congo réclament le départ des Casques Bleus de la Monusco. Au cours d’une manifestation de protestations qui a dégénéré, des locaux de la mission onusienne ont été incendiés dans la ville. Le gouvernement congolais condamne cette éruption de violence.

Les 14000 Casques Bleus qui son en RDC depuis des années ne donnent pas satisfaction aux populations. C’est un fait, puisque la RDC continue de vivre dans l’insécurité dans l’est. C’est pour protester contre cet état de fait que des centaines de manifestants se sont rassemblés hier à Goma pour crier leur la Monusco. Mais la manifestation s’est rapidement muée en affrontements avec les Casques Bleus.

Rouges de colère, les populations ont attaqué le siège local de la Monusco ainsi que sa base logistique, indiquent des sources. Certains ont escaladé les murs de la mission onusienne avant de saccager les lieux. D’autres se sont livrés à des larcins en emportant des équipements des Casques Bleus. Dans cette situation, plusieurs agents ont d’ailleurs dû être évacués par les airs. Un incendie s’est déclaré dans la nuit.

« Nous sommes en train de faire l’inventaire des dégâts qui s’élèvent à plusieurs centaines de milliers de dollars, déplore Khassim Diagne, chef adjoint de la mission onusienne. Ce dernier indique que les membres de la mission sont « préoccupés par ce très grave incident qui d’ailleurs intervient au lendemain de propos hostiles et menaces émis de la part d’individus à l’encontre des Nations unies demandant à ce que l’on quitte la RDC. »


En visite récemment à Goma, le président du Sénat, Modeste Bahati, avait demandé à la Monusco de « plier bagages ». Ce responsable congolais dénonçait l’inefficacité de la mission onusienne qui siège dans le pays depuis 22 ans. Le gouvernement a condamné « fermement toute forme d’attaque contre le personnel et les installations de l’ONU ». Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a promis que les responsables seront « poursuivis et sévèrement sanctionnés ».

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