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Tchad : Le collectif d’avocats des victimes de la tuerie de Sandana inquiet

Le Collectif des avocats des victimes du massacre de Sandana (Tchad) a exprimé son inquiétude face à la manière dont les autorités gèrent la procédure judiciaire concernant l’affaire de la tuerie du 9 février 2022 à Sandana.

Pour rappel, le 9 février 2022, dans le village de Sandana dans la région du moyen-Chari, 12 personnes ont été assassinées par un groupe d’éleveurs accusant les paysans dudit village d’avoir ôté la vie à un des leurs qui selon l’autopsie est décédé à la suite d’un accident de la circulation.

Le jeudi 4 mars, les avocats des victimes du massacre se sont exprimés devant la presse sur la suite de ladite affaire dénonçant des manipulations des autorités exécutives au désavantage du judicaire.

Au lendemain de la tuerie, les autorités avaient annoncé qu’une enquête sera ouverte, une commission d’enquête a même été mise en place. Le groupe des avocats affirment ne pas avoir eu de suite de la procédure depuis l’annonce, d’où leur inquiétude.

 » Au moment où je vous parle nous n’avons aucune information sur aucune inculpation. nous avons écouté que les personnes sont inculpées, par quel tribunal, qui a quelles compétences par rapport à quelle infraction ? Nous ne le savons pas. Nous avons simplement que les plaintes des parties civiles ont été déposées par nos soins  » a expliqué Maitre Midaye Guérimbaye du collectif des avocats.

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Cependant, le collectif affirme ne pas savoir pourquoi les auteurs présumés du massacre interrogés puis envoyés à N’Djamena et déclarés coupables par le gouvernement au détriment du parquet du tribunal de Sarh.

«  C’est une tentative de soustraction de ces gens de la justice «  a pensé Me Gozzo Tourndidé.

Le collectif des avocats appelle l’exécutif à prêter mains fortes à la justice en la laissant faire son travail.


 » Il appartient aux acteurs de justice de faire en sorte que la confiance s’établisse et qu’on ne perd pas le temps à distribuer les billets de banque, mais que celui qui commet un crime, un délit, une contravention se retrouve en face de l’Etat. « 

Pour les avocats des victimes, justice doit être faite pour les 12 victimes.  » Quand la justice n’est pas rendue nous sommes tous en insécurité «  indique le collectif qui espère obtenir justice.

 » Même si le Tchad ne nous fait pas justice on ira ailleurs chercher justice « 

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