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Voici le seul pays africain à figurer sur la liste des athlètes les mieux payés de Forbes

Voici le seul pays africain à figurer sur la liste des athlètes les mieux payés de Forbes

L’Égyptien Mohamed Salah est le seul athlète africain à figurer dans le top 50 du classement Forbes 2026 des athlètes les mieux payés au monde, ce qui met en évidence un manque flagrant de représentation continentale au sommet du commerce sportif.

La situation isolée de la star de Liverpool souligne la lutte constante que rencontrent les icônes africaines pour rivaliser avec les salaires exorbitants et les contrats publicitaires lucratifs pratiqués dans les ligues européennes, du Moyen-Orient et d’Amérique du Nord, ainsi que dans les entreprises sportives soutenues par les pays du Golfe.

Au sommet absolu de cette montagne financière trône Cristiano Ronaldo, qui occupe la première place pour la quatrième année consécutive avec des gains totaux faramineux de 300 millions de dollars.

La domination financière de Ronaldo continue d’être alimentée par son contrat historique avec Al-Nassr, une domination récemment renforcée sur le terrain puisqu’il a mené son équipe au titre de champion de la Saudi Pro League.

De plus, la légende portugaise de 41 ans reste extrêmement motivée sur le terrain, se rapprochant dangereusement du cap historique et monumental des 1 000 buts en carrière.

Malgré l’immense vivier de talents originaires d’Afrique, la représentation directe du continent reste strictement limitée à l’élite du Caire.

Fait intéressant, plusieurs superstars figurant en bonne place sur cette liste ont des origines africaines profondes, mais évoluent sous des couleurs européennes. Kylian Mbappé du Real Madrid, dont les racines remontent au Cameroun et à l’Algérie, et Karim Benzema d’Al-Ittihad, d’origine algérienne, possèdent tous deux des fortunes colossales.

Toutefois, comme ils représentent la France sur la scène internationale, leur succès financier n’est pas officiellement comptabilisé dans le total africain.

Parallèlement, les personnes aux revenus élevés, nées et élevées sur le continent, n’ont pas tout à fait atteint le seuil financier strict requis pour figurer parmi les 50 premiers.

Des footballeurs africains d’élite comme le Sénégalais Sadio Mané, qui perçoit un salaire colossal au même titre que Ronaldo en Arabie saoudite, et le latéral marocain dynamique Achraf Hakimi, connaissent tous deux un immense succès financier, mais n’ont pas figuré dans le classement mondial intersportif de cette année.

Salah occupe la 47e place mondiale avec des revenus annuels totaux estimés à 55 millions de dollars.

Son statut de puissance financière est assuré par une combinaison lucrative : son contrat à Anfield et un important portefeuille de partenariats commerciaux de premier plan avec des marques comme Adidas.

Cependant, cette stabilité financière survient dans un contexte de turbulences sur le terrain, caractérisées par des désaccords tactiques publics avec l’entraîneur Arne Slot et une baisse notable des performances collectives de Liverpool, qui a attiré l’attention intense des médias.

Alors que la campagne européenne touche à sa fin, les spéculations vont bon train quant à l’avenir du roi égyptien. Ayant déjà donné son accord pour mettre fin à ses neuf années légendaires à Anfield, Salah devrait quitter le club cet été, libre de tout contrat.

Face à l’intérêt croissant des clubs ambitieux de la Saudi Pro League, le prochain choix de carrière de Salah promet non seulement de remodeler la dynamique offensive de sa prochaine destination, mais aussi de propulser son classement encore plus haut dans les futurs classements Forbes.

Pour combler ce fossé financier et voir une représentation continentale plus diversifiée dans les futurs classements des personnes les plus riches, l’Afrique doit se tourner vers l’intérieur.

La tendance actuelle prouve que le talent individuel ne suffit pas à lui seul pour accéder aux plus hauts niveaux de revenus sportifs mondiaux ; les infrastructures, le soutien commercial et la gouvernance sportive nationale jouent un rôle crucial.

En définitive, l’Afrique doit créer un environnement où les talents sportifs puissent être correctement développés, gérés et commercialisés dès la base.

En renforçant les championnats nationaux, en obtenant des parrainages d’entreprises locales solides et en améliorant les académies sportives, le continent peut garantir à sa prochaine génération de superstars un potentiel de gains maximal.

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

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