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Le président Trump prévoit de retirer les États-Unis de 66 organisations internationales

Le président Trump prévoit de retirer les États-Unis de 66 organisations internationales

L’administration Trump va retirer les États-Unis de dizaines d’organisations internationales, dont l’agence onusienne pour la population et l’ONU, poursuivant ainsi son retrait de la coopération mondiale.

Le président Donald Trump a signé mercredi un décret suspendant le soutien américain à 66 organisations, agences et commissions, suite à l’examen par son administration de la participation et du financement de toutes les organisations internationales, y compris celles affiliées aux Nations Unies, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Nombre de ces cibles sont des agences, commissions et groupes consultatifs liés aux Nations Unies qui se concentrent sur le climat, le travail, les migrations et d’autres questions que l’administration Trump a qualifiées de mesures au service de la diversité et des initiatives « woke ». Parmi les autres organisations non onusiennes figurant sur la liste, on trouve le Partenariat pour la coopération atlantique, l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale et le Forum mondial de lutte contre le terrorisme.

« L’administration Trump a constaté que ces institutions étaient redondantes, mal gérées, inutiles, sources de gaspillage, mal administrées, soumises aux intérêts d’acteurs poursuivant leurs propres objectifs contraires aux nôtres, ou qu’elles constituaient une menace pour la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation », a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio dans un communiqué.

La décision de Trump de retirer les États-Unis des organisations internationales qui promeuvent la coopération sur les questions mondiales intervient alors que son administration a pris des mesures de politique étrangère énergiques qui ont déstabilisé aussi bien ses alliés que ses rivaux, notamment une opération controversée qui a destitué le président vénézuélien Nicolás Maduro et ravivé l’intérêt pour l’acquisition du Groenland.

L’administration avait précédemment suspendu son soutien à des agences telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNRWA (Agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et l’UNESCO. Elle a adopté une approche plus flexible, à la carte, concernant le versement des cotisations à l’OMS, en choisissant les opérations et agences qui, selon elle, correspondent au programme de Trump et celles qui ne servent plus les intérêts américains.

« Je pense que nous assistons à la cristallisation de l’approche américaine du multilatéralisme, qui se résume à « c’est ma façon de faire ou rien » », a déclaré Daniel Forti, responsable des affaires onusiennes à l’International Crisis Group. « Il s’agit d’une vision très claire : celle d’une coopération internationale qui se fait selon les conditions de Washington. »

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

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