
Les autorités mexicaines ont annoncé avoir localisé et tué Nemesio Oseguera Cervantes, plus connu sous le nom d’“El Mencho”, chef du redouté Jalisco New Generation Cartel(CJNG), à l’issue d’une opération de renseignement minutieusement préparée.
C’est un détail sentimental qui aurait fait basculer des années de traque. Selon les autorités mexicaines, la surveillance d’une partenaire amoureuse de « El Mencho », a joué un rôle déterminant dans l’opération qui a conduit à la chute du chef de l’un des cartels les plus puissants du Mexique.
D’après le secrétaire à la Défense, le général Ricardo Trevilla, les services de renseignement militaires suivaient depuis plusieurs jours un proche collaborateur lié à l’une des compagnes du narcotrafiquant. Ce fil discret a mené les enquêteurs jusqu’à Tapalpa, dans l’État de Jalisco, où la femme devait retrouver le chef du cartel.
Les forces de sécurité ont choisi de ne pas intervenir immédiatement. Elles ont attendu que la compagne quitte les lieux, après avoir passé la nuit avec le fugitif. Ce mouvement a confirmé non seulement la présence d’« El Mencho » dans la zone, mais aussi la configuration de son dispositif de sécurité. Des informations complémentaires fournies par les services américains ont permis de préciser la localisation exacte.
À l’aube, les forces spéciales mexicaines ont lancé l’assaut, appuyées par des unités terrestres, des hélicoptères et des équipes de reconnaissance aérienne. L’opération a rapidement dégénéré en violents affrontements. Huit hommes armés ont été tués sur les lieux.
« El Mencho » et deux de ses gardes du corps, blessés, ont été capturés avant de succomber à leurs blessures lors de leur transfert.
La présidente Claudia Sheinbaum aurait été tenue informée en temps réel de l’évolution de l’intervention. Au total, plus de 70 personnes ont perdu la vie dans l’opération et les violences qui ont suivi, selon les autorités.
Pendant des années, Oseguera Cervantes avait échappé aux forces mexicaines et américaines, changeant constamment de cachette et s’appuyant sur un réseau de sécurité sophistiqué. Ironie du sort : c’est une relation intime, considérée comme un maillon faible dans son dispositif clandestin, qui aurait permis de resserrer l’étau.



