AfriqueCôte d'IvoireDiversGabon

Abidjan: Voici la cause des enlèvements!Tout sur les sacrifices humains

Cela a généré une grosse psychose il y a quelques temps en Côte d’Ivoire. Il s’agit bien du phénomène d’enlèvement d’enfants. Sacrifice humain, rites, trafic d’organes, a quoi étaient dû ces enlèvements? Voici les révélations qu’un enquêteur après plusieurs mois d’investigations

Policier en service au sein de la cellule chargé de suivre les faits d’enlèvements qui sévissent à Abidjan, cet homme de la quarantaine environs qui a souhaité garder  l’anonymat, a décidé de s’ouvrir à la presse sur les zones d’ombres de ce phénomène. Pour lui le démantèlement de ces organisations qui se cachent derrière ses actes, devra nécessiter de gros moyens.

«C’est compliqué. Le réseau est trop bien assis pour qu’il soit démantelé facilement. Le mal est profond et persistera jusqu’aux prochaines échéances électorales, les législatives et même les municipales», relève t-il

Selon l’officier de police  de hautes personnalités du pays seraient impliquées dans ces drames. Parmi l’on dénombrerait des élus, hauts cadres de l’administration publique et même du gouvernement.

Les causes seraient  l’enrichissement, la volonté d’être maintenu dans la course au pouvoir, les  nominations…

L’informateur va jusqu’à soutenir que 4 prêtres sacrificateurs Vaudou, qui seraient venus du Bénin et du Gabon, seraient logés et entretenus dans des villas insoupçonnées à Koumassi et à Cocody.

La Côte d’Ivoire seraient une destination très prisée par les grands prêtres Vaudou et hommes mystiques.

L’officier de police soutient qu’un  prêtre Vaudou  qu’il a entendu, aurait même revendiqué la suspension du probable remaniement ministériel (qui a fait grand bruit vers la fin de l’année), après qu’il eut été contacté par un ministre pour faire avorter ce projet alors imminent.

L’un de principales causes de ce phénomène est la cybercriminalité. Il apparaît que les vrais cybercriminels opèrent en toute quiétude. «Les redoutables cybercriminels ne sont pas ceux qui sont dans les cybercafés de quartiers. Fermer tous les cybercafés de quartiers ne mettra nullement fin à la cybercriminalité. C’est juste de la poudre aux yeux. Les vrais  »brouteurs » sont entretenus et bien organisés. Ils sont logés dans des villas. Ils ont même réussi à pomper les fonds de plusieurs banques installés en Côte d’Ivoire et ils continueront tant qu’ils auront la protection des hautes personnalités.

Un organe coûte entre 5 et 25 millions

Selon l’enquêteur un organe humain aurait une valeur située entre 5 et 25 millions de Fcfa. L’organe saignant, explique-t-il, est le plus cher, car il aurait un effet rapide. «L’organe saignant est utilisé dans des cas d’intervention d’urgence. Les ravisseurs tranchent la tête de leurs victimes lorsque ces personnes ne sont pas encore mortes. La tête coupée reste vivante pendant un bon moment. Le sacrificateur peut donc parler à cette tête qui l’entend, pour lui soumettre sa requête et avoir l’effet escompté», révèle notre source. Les victimes n’ayant pas encore atteint l’âge de la puberté ont les organes les plus recherchés par les malfaiteurs. Généralement, c’est un budget compris entre 50 et 300 millions de Fcfa qui est débloqué par le bénéficiaire pour une opération. Cette somme est utilisée pour satisfaire le collecteur, celui qui a commis au crime, le livreur qui réceptionne les organes et le sacrificateur qui fait le rituel.

Notre homme reste pessimiste devant les moyens déployés devant le gouvernement pour contrer l’avancement du phénomène de sacrifices humains. Même si les bruits ont cessé un peu depuis quelques jours. «Certaines autorités n’ont pas intérêt à ce que ces pratiques prennent fin. S’il n’y a plus d’enleveurs, les commanditaires, généralement des hommes politiques, ne pourront plus assouvir leur funeste dessein. Quand on les envoie à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan), le lendemain, ils sont libérés et poursuivent leurs activités en toute tranquillité. Les criminels continueront donc d’opérer dans la sérénité», dénonce-t-il.

L’informateur  dénonce aussi d’autres pratiques dont on parles très peu il s’agirait de la collecte de cheveux poils et ongles que les sacrificateurs réclament. Après usage de ces organes les victimes perdent la vie de façon mystérieuse

 

 

Hippolyte YEO

Hello, Je suis Pharel Hippolyte YEO, passionné d'High-Tech et de culture. Sur AfrikMag, je vous donne des news fraiches concernant les innovations technologiques en Afrique, le Showbiz africain et la vie de la diaspora africaine. hyeo@afrikmag.com

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page