Asie

Turquie: Conséquence du putsch avorté en Turquie, plus de 6.000 nouveaux gülenistes licenciés

Le putsch manqué de  juillet 2016 en Turquie continue de faire l’actualité. Les autorités de la Turquie font un ménage sans arrêt. Et les personnes  jugées proches de l’opposant Fethullah Gülen exilé aux USA et accusé d’être le cerveau de la tentative du putsch en font les frais.

A ce jour, ils sont plus de 6.000 personnes, dont plus des deux tiers issus de la police et du ministère de la Justice ainsi que de l’armée, des institutions publiques et des universitaires, à avoir été licenciées

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Trois  décrets publiés  au Journal officiel font état de ce que 1.699 fonctionnaires du ministère de la  Justice ont été limogés incluant huit membres du Conseil de l’Etat et un autre du Haut conseil électoral.

Toujours selon ces décrets,  2.687 agents de police, dont 53 commissaires de haut rang et 919 officiers ont été révoqués de la Direction générale de la sécurité, tout comme 838 fonctionnaires du ministère de la Santé, 649 académiciens et 313 militaires des forces terrestres et navales.

Quatre vingt trois (83) associations et fondations ont été fermées. Alors que onze (11)  journaux qui avaient été fermés précédemment dans le cadre des enquêtes de terrorisme ont été rouverts.

Et ce n’est pas fini. Les autorités turcs veulent passer à la vitesse supérieure dans les procédures judiciaires. Selon les textes,  tout ressortissant turc vivant à l’étranger et concerné par des sommations judiciaires émanant des tribunaux ou des procureurs et qui ne répond pas dans un délai de 90 jours risque d’être déchu de sa nationalité.

De sources judiciaires, depuis le 15 juillet 2016, date de l’insurrection avortée, des poursuites étaient engagées contre 103.850 suspects dont 41.326  placés en détention préventive, incluant 6.325 soldats et plus de 7.000 policiers. Le ministère de la Justice révèle que  35. 495 personnes ont été remises en liberté sous contrôle judiciaire et 10.265 relaxées.

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L’état d’urgence en Turquie a été prorogé mardi dernier pour une troisième période de 90 jours à partir du 19 janvier courant. Au total  3.390 juges et procureurs ont été révoqués, depuis, par le Conseil supérieur de la magistrature (HSYK).

Yao Junior L

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