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Côte d’Ivoire-19 septembre 2002/ Soro à ceux qui veulent le voir mourir: « je ne me renierai pas »

Guillaume Soro s’est souvenu de la date du 19 septembre 2002. Ce jour, à la tête d’une horde de mercenaires et de quelques soldats ivoiriens proches d’Alassane Ouattara, il avait tenté de renverser Laurent Gbagbo. 19 ans après, Soro évoque ce souvenir triste, fait son mea-culpa, et parle à ceux qui souhaitent sa mort.

Il le sait, le 19 septembre 2002 demeurera l’une des tâches noires de sa carrière politique. Guillaume Soro le sait intimement. Surtout après ses déconvenues avec Alassane Ouattara, l’homme pour qui ses amis et lui ont porté le glaive dans le sein de la mère patrie. S’il dit présenter encore ses excuses pour tous les dégâts matériels et humains sur les populations qui ont subi, il reste convaincu que des personnes ne lui pardonneront jamais ce coup d’Etat qui s’est mué en rébellion sanglante.

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Le 19 septembre 2021, Soro a écrit sur la désillusion qui est la sienne aujourd’hui. En assumant cette grave affaire, Soro croyait s’ériger en Robin des Bois des temps nouveaux. Ses ambitions de démocratie et d’équité ont volé en éclats. Par un retournement spectaculaire de l’histoire, Soro est contraint à l’exil par l’homme pour qui il affirme avoir fait une rébellion meurtrière.

« En attendant, l’exilé politique que je suis paie sa part de responsabilité à la société même si je sais que d’autres voudraient me voir mourir », reconnait Guillaume Soro, qui explique aussi pourquoi il s’est donné pour mission de rapprocher tous les camps politiques.

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« Si j’ai avec conviction souhaité et lancé le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire et demandé pardon au peuple ivoirien pour expier le mal ivoirien, je demeure déterminé à continuer à demander pardon à la Côte d’Ivoire pour tant de souffrances et douleurs causées et vécues. La Côte d’Ivoire ne doit pas oublier ses morts dans tous les camps », a plaidé Guillaume Soro dans son message.

Pour lui, ce sont la démocratie, la réconciliation, le pardon qui vont guérir les plaies de la Côte d’Ivoire. « J’accomplis avec discipline ma traversée du désert avec mes compagnons épris d’idéal. Je ne me renierai pas ni ne gémirai et comme c’est Dieu qui donne la vie et la retire selon Sa Volonté, que Sa volonté soit faite« .

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