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Sénégal: A cœur ouvert avec Me Kalidou Gata Ba, entraîneur national de Judo

Fils du défunt champion d’Afrique et vice-champion du monde de Judo Me Amadel Gata Ba, Kalidou Gata Ba a les techniques de judo dans le sang. C’est à l’âge de 2 ans que le désormais entraîneur de l’équipe nationale cadette et junior embrasse cet art martial. Alors qu’il savait à peine se tenir sur ses jambes, son père qui était gendarme et garde-du-corps de l’ancien président Senghor, l’amenait au club judo Amajelo.

“Je suis né dans le judo”, laisse-t-il entendre à Afrikmag. S’il y a bien une chose que Me Kalidou Gata Ba retient de son père qui était également sa référence, c’est qu’il ne faut “jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire aujourd’hui”. Grâce à ce conseil et au compagnonnage de ses deux frères, l’amoureux du Judo a su se perfectionner en suivant les enseignements de son père, si bien qu’il est aujourd’hui ceinture noire 3e Dan.

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“Dieu m’a amené à la tête de la formation des cadets et junior des lions du Judo. Vous savez, seul le travail paie dans la vie. J’ai été proposé par le directeur technique et nommé par le président de la fédération”, laisse entendre Me Kalidou Ba.

Dans son travail, Me Kalidou est convaincu que le Judo occupe une place importante parmi les sports nationaux, en ce sens où cette discipline fait souvent honneur au Sénégal. “Nous revenons à chaque fois avec des médailles”, s’enorgueillit-il à raison. Car, au vu des résultats des formations junior et cadette, il y a de quoi en être fier.

Pour sa part, l’équipe junior a représenté fièrement le Sénégal aux Championnats d’Afrique de 2018. En effet, elle est revenue avec les titres de champion d’Afrique et de vice-champion d’Afrique. En 2017, cette même équipe a eu deux titres de vice-championne d’Afrique en Egypte. Idem pour l’année d’avant, où les jeux se sont tenus au Maroc avec les titres de vice champion par équipe Hommes et Dames.

Cependant, Me Kalidou invite les autorités à plus de soutien, car selon lui, seuls les championnats d’Afrique sont pris en charge financièrement. Pour les autres sorties, comme les “championnats du Monde, les Opens, les Grands Prix, ou autres qui sont des compétitions qualificatives aux Jeux Olympique c’est la fédération qui met la mains à la poche.”
A cet effet, il recommande “au ministre des sports de prendre en charge les élites des fédérations”.

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Pour le Judoka, cet art martial est très important. D’ailleurs, il fait souvent l’objet de sollicitation de la part des lutteurs. “J’ai des lutteurs dans ma salle de Judo”, laisse -t-il entendre. Pour lui, “la lutte n’est pas un sport car elle n’est pas codifiée. Il n’y a pas de code moral. Elle doit être équitable au départ et elle doit cultiver les deux aspects la Victoire et la défaite. Il faudrait faire comprendre aux supporters de la lutte que le sport n’habite pas dans la violence.”

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Fatou Oulèye SAMBOU

Bonjour Je suis journaliste-productrice sénégalaise. J'aime parler d'actualité, de culture, et de sport. Je suis une passionnée de la vie et de ses merveilles: les voyages, le monde digital, le tourisme, le cinéma et la musique. Je vois toujours le bon côté des choses. Je vous donne rendez-vous sur Afrikmag pour des infos de qualité. fifi.sambou@afrikmag.com

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