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25 fautes de français à éviter

Il est facile de faire des fautes de français, voici la liste des fautes de français les plus courantes

1- À l’attention / À l’intention de

À l’attention de, s’utilise dans le langage de l’administration pour indiquer le destinataire d’une lettre, d’une note administrative, etc. Cela se fait à l’attention de, pour marquer que l’on attire l’attention du destinataire.
À l’intention de (quelqu’un) : signifie « pour lui, dans le but que cela lui soit agréable, profitable, bénéfique ». Exemples : «  On écrit une chanson à l’intention de son ..

2- À nouveau / De nouveau

De nouveau = cela signifie « de la même façon ».
À nouveau = cela signifie « d’une nouvelle façon ».

3- français ou Français

L’adjectif « français » ne prend jamais de majuscule: « J’apprécie les vins français« . La majuscule est utilisée dans le cas d’un nom désignant une personne habitant dans un pays ou en étant originaire. Pour désigner la langue, on n’utilise jamais de majuscule : « je veux apprendre le français ».
Astuce : ces règles valent aussi pour les régions : un Africain , mais un monument africainla cuisine africaine.

4- fatigant ou fatiguant

Pour ne pas se tromper, il suffit de remplacer fatigant/fatiguant par un autre adjectif, comme pénible ou amusant : si c’est possible, on écrit fatigant sans u. Sinon, c’est le participe présent du verbe fatiguer qui convient. Il garde alors le radical du verbe (avec un u) : fatiguant. Exemples :

-C’est fatigant de faire du sport (= c’est difficile de faire du sport → adjectif → pas de u intercalaire).
C’est en se fatiguant au travail qu’il est tombé malade (participe présent → u intercalaire).

Astuce : on utilise la même règle pour extravagant / extravaguant, fringant / fringuant, navigant / naviguant. 

5- Après qu’il est parti / Après qu’il soit parti

L’emploi du subjonctif derrière « après que » est une erreur fréquente qui choque rarement l’auditeur parce que ça sonne plutôt bien. Mais c’est l’indicatif qu’il convient d’utiliser : « après qu’il est parti, je me suis retrouvée seule« .

6- Assieds-toi / Assois-toi / Assis-toi

Le verbe « s’asseoir » (ou « s’assoir ») se conjugue au présent de l’indicatif sous deux formes : l’une avec « ie », l’autre avec « oi ». On peut donc indifféremment dire « je m’assieds, il s’assied, nous nous asseyons » ou « je m’assois, il s’assoit, nous nous assoyons« .
En revanche, en parlant au présent, « je m’assis » n’est pas possible. « Assis » peut être la première personne du singulier du passé simple ou, plus souvent, le participe passé : « je me suis assis, nous nous sommes assis« . Quant à l’impératif du verbe, il est regrettable d’entendre très souvent « assis-toi » (erreur), quand il convient de dire « assieds-toi » ou « assois-toi » (et de la même manière : « asseyons-nous » ou « assoyons-nous« ).

7- À travers / Au travers / En travers de

à travers : en traversant quelque chose dans son étendue ou son épaisseur. Exemple : « je suis passé à travers les champs » ou « à travers champs« . On peut aussi utiliser l’expression « au travers de » : « je suis passé au travers d’un nuage de fumée« . 
au travers de : par l’intermédiaire de. Exemple : « l’image est plus claire au travers de ces quelques exemples« .
en travers de : dans une position transversale, généralement pour faire obstacle. Exemple : « je me suis mis en travers de sa route pour l’empêcher de passer« 

8- Ça va mal finir / Ça va mal se finir

Inutile de mettre le verbe finir à la forme pronominale (très rarement utilisée). En revanche, on dira : « ça va mal se terminer« .

9- Ceci / Cela

ceci = annonce ce qui va être dit. Exemple : « écoutez bien ceci« .
cela = fait référence à ce qui vient d’être dit. Exemple : « vous avez bien écouté cela« . On emploiera « cela dit », et non « ceci dit ».

10- Cest bien pire / C’est plus pire

« Pire » signifie déjà « plus mauvais ». Il est inutile d’ajouter un plus. Mais si l’on veut accentuer l’idée, on peut dire : « c’est bien pire ». Ça marche aussi pour « mieux » (« c’est bien mieux »).

11- C’est de cela que je parle / C’est de cela dont je parle

Il faut dire  »c’est cela dont je parle » ou  »c’est de cela que je parle », car le dont contient déjà la préposition de. De même, on dit  »c’est de cela que je me rappelle » et non pas  »c’est de cela dont je me rappelle ».

12- C’est compréhensible / C’est compréhensif

Compréhensif signifie « qui est apte à comprendre quelqu’un« . Il est alors synonyme de tolérant, indulgent, bienveillant. Compréhensible veut dire de quelque chose qu’on peut facilement comprendre, c’est-à-dire « qui peut être compris » ou « que l’on peut expliquer facilement« .

13- De manière que… / De manière à ce que…

Il faut rester simple : « faites bien votre travail de manière que vous soyez récompensé« .

14- Dont j’ai besoin / Que j’ai besoin

Il faut évidemment dire : « les fournitures dont j’ai besoin pour faire mon travail« . On peut cependant utiliser « que » lorsque « les fournitures » devient le complément d’objet d’un verbe placé après : « les fournitures que j’ai besoin d’acheter« .

15- En revanche / Par contre

L’expression « par contre » est à éviter. Elle est la juxtaposition de deux mots « par » et « contre » dont les sens sont incompatibles. Il est préférable de la remplacer par « en revanche« . Exemple : « je n’ai pas faim. En revanche, je boirais bien un verre de vin« .

16- En train/ Entrain

En train de = suivi d’un verbe à l’infinitif, indique ce qui est en cours d’exécution. Exemple : « je suis en train de lire un roman« .
entrain = nom commun signifiant « vivacité », « enthousiasme ». Ex : « il est en train de faire la vaisselle, mais sans entrain« .

16- Entre deux possibilités / Entre deux alternatives

Une alternative est le choix que l’on a à faire entre deux possibilités, deux options. On peut alors « se trouver devant une alternative« , mais on ne peut que « choisir entre deux possibilités« .

17-Excusez-moi de vous déranger /Je m’excuse de vous déranger

On devrait dire : Je m’excuse de vous déranger . Par politesse, on ne s’excuse pas soi-même. On peut dire aussi : « veuillez m’excuser de... » ou « je vous prie de m’excuser de…« .


18- Il faut que je voie ça / Il faut que je voye ça

On devrait dire : Il faut que je voie ça . Le verbe « voir » est ici au subjonctif présent. La forme correcte est bien « voie », et non « voye » (prononcé « vouaille »). On retrouve la même erreur au présent de l’indicatif, à la troisième personne du pluriel : « ils voient à travers la fenêtre« , et non pas « ils voyent (vouaillent) à travers la fenêtre« .

19- Il s’est ensuivi / Il s’en est suivi

On devrait dire : Il s’est ensuivi . « La terre a tremblé au Japon : il s’est ensuivi une catastrophe épouvantable  » : le verbe qui convient est « s’ensuivre », qui ne s’emploie qu’à l’infinitif et à la troisième personne (du singulier ou du pluriel). Exemples : « il s’ensuit que… », « il s’ensuivra une augmentation des prix », « un grand malheur s’en est ensuivi« .

20- J’ai lu ça dans le journal / J’ai lu ça sur le journal

On lit un article dans le journal mais on lit un slogan sur une affiche.

21- Je me demande ce que tu penses / Je me demande qu’est-ce que tu penses

On devrait dire : Je me demande ce que tu penses. S’agissant d’une interrogation indirecte, la proposition principale « je me demande » doit être suivi de « ce que » et non d’une forme interrogative.

22- La situation ne fait qu’empirer / La situation ne fait que s’empirer

On devrait dire : La situation ne fait qu’empirer. Le verbe « empirer », qui signifie « devenir pire, s’aggraver », est un verbe intransitif. Il ne peut donc ni être suivi d’un COD, ni être mis à la forme pronominale. On dira: « il semble que son état, déjà si pitoyable, ne puisse qu’empirer » et non pas « ne puisse que s’empirer« .

23- La voiture de Nicolas / La voiture à Nicolas

de : On utilise “de” lorsqu’il est placé entre deux noms (“la voiture de Julie”, “la moto de la police”). Exceptions : fils à papa, barbe à papa…
à : La préposition “à” marque l’appartenance. Elle s’utilise :après un verbe (“Cette voiture est à Papa”) ou devant un pronom (“un ami à nous”, “sa façon à elle”).

Le haricot / L’haricot

On devrait dire : »le haricot«  Le h de haricot est « aspiré », c’est-à-dire qu’il interdit la liaison, impose que ce mot soit prononcé disjoint de celui qui le précède, au singulier comme au pluriel.

24- Malgré / Malgré que

On ne devrait pas dire : « je ne t’en veux pas, malgré que tu me laisse tomber« , mais « je ne t’en veux pas, bien que tu me laisses tomber« . L’emploi de « malgré que » à la place de « bien que » est critiqué par les puristes, mais toléré dans la plupart des dictionnaires. Cependant, « Malgré » est avant tout une préposition habituellement suivie d’un nom ou d’un pronom : « malgré la pluie, je sors« , « je l’ai fait malgré moi« .

25- Pour qu’il ne parle pas / Pour pas qu’il parle

Il faut dire  »Pour qu’il ne parle pas ». Exemple: »j’ai fait tout mon possible pour qu’il ne parle pas« .

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