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Indidis, l’avocat kényan qui a porté plainte contre Israël et l’Italie pour avoir t.ué Jésus

Indidis, l'avocat kényan qui a porté plainte contre Israël et l'Italie pour avoir t.ué Jésus

Depuis près de deux décennies, Dola Indidis, un avocat et ancien porte-parole du pouvoir judiciaire kenyan, mène une bataille juridique aussi singulière qu’ambitieuse : faire annuler par la Cour internationale de Justice (CIJ) le procès et la crucifixion de Jésus-Christ, il y a plus de 2 000 ans, qu’il juge illégaux.

Ses multiples tentatives, ciblant les États d’Israël et d’Italie, se heurtent systématiquement aux limites du droit international, mais soulèvent des questions symboliques sur la justice historique et la responsabilité des nations.

Indidis a initié sa démarche en 2007 en saisissant la Haute Cour de Nairobi, invoquant des violations des droits humains lors du procès de Jésus. La Cour a rejeté sa requête, arguant de son incompétence pour juger un événement remontant à l’Empire romain.

En 2013, il porte l’affaire devant la CIJ, accusant Ponce Pilate et d’autres figures historiques de « faute judiciaire, abus de pouvoir et partialité ». La CIJ oppose une fin de non-recevoir, rappelant qu’elle ne traite que des litiges entre États .

« J’ai porté plainte car il est de mon devoir de défendre la dignité de Jésus, et je me suis adressé à la CIJ pour obtenir justice pour l’homme de Nazareth », a déclaré Indidis au Nairobian.

Indidis fonde sa requête sur un argument audacieux : Israël et Italie, en reprenant des lois romaines lors de leur indépendance, devraient répondre des actes commis sous l’Empire.

« Les preuves sont dans la Bible, et on ne peut la discréditer », affirme-t-il au *

Kenyan Citizen News.

Sa pétition cite Tibère, Ponce Pilate et le roi Hérode, mais aussi des « anciens juifs », une approche qui a suscité des réactions mitigées, notamment parmi les leaders religieux .

Indidis, l'avocat kényan qui a porté plainte contre Israël et l'Italie pour avoir t.ué Jésus

L’Église catholique kényane, par la voix du père Maloba Wesonga, considère cette démarche comme « futile » : « Le procès devait avoir lieu. Jésus n’était pas une victime vulnérable, et on ne peut rendre justice à Dieu ».

Pour les théologiens, la crucifixion est un pilier de la rédemption chrétienne, ce qui rend vaine toute tentative de révision judiciaire .

Malgré les échecs, Indidis persiste. En 2017 et 2021, il réitère ses demandes, utilisant la Bible comme pièce à conviction. La CIJ maintient sa position : « Il n’est même pas théoriquement possible d’examiner cette affaire », souligne un responsable .

Les experts juridiques confirment que la CIJ ne statue que sur des conflits interétatiques, et non sur des griefs historiques ou individuels.

Felicia Essan

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