Asie

Chine : l’Etat vendrait des organes prélevés sur des musulmans vivants

Un avocat, Hamid Sabi, accuse l’Etat chinois de se livrer à la vente des organes humains prélevés sur les membres de la communauté musulmane ouïghoure et du mouvement Falung Gong.

Le China Tribunal, un groupe qui enquête sur le prélèvement d’organes, a déclaré lors d’une réunion du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies que le gouvernement chinois prélève des cœurs, des reins, des poumons et de la peau sur les musulmans ouïgours et des membres du groupe religieux Falun Gong.

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Le China Tribunal se décrit comme un « tribunal populaire international indépendant, soutenu par la Coalition internationale, pour mettre fin aux abus liés aux transplantations en Chine, une organisation caritative australienne de défense des droits humains composée d’avocats, d’universitaires et de professionnels de la santé ». La Chine a cependant nié toutes les accusations portées par China Tribunal.

S’adressant aux représentants de l’ONU mardi dernier, Hamid Sabi, un avocat de China Tribunal, a déclaré que le groupe avait des preuves du prélèvement d’organes.

Hamid Sabi a déclaré que le groupe avait découvert que la Chine commet des « crimes contre l’humanité » en prélevant des organes de minorités religieuses comme les Ouïgours et les membres du Falun Gong.

« Le prélèvement forcé d’organes sur les prisonniers d’opinion, y compris les minorités religieuses du Falun Gong et des Ouïghours, est pratiqué depuis des années dans toute la Chine sur une grande échelle », a déclaré Sabi dans une vidéo publiée sur le site du groupe.

Il a présenté des éléments de preuve tirés du rapport final du tribunal, publié en juin, qui concluait qu’un « nombre très important » de prisonniers avaient été « tués sur ordre » par le gouvernement chinois.

« Leurs reins, leur foie, leur cœur, leurs poumons, leur cornée et leur peau ont été enlevés et transformés en marchandises à vendre », peut-on lire dans le rapport.

Les parties du corps ont ensuite été utilisées à des fins médicales, ce qui expliquerait pourquoi les greffes d’organes ne traînent pas dans les hôpitaux chinois.

Le rapport était dirigé par Sir Geoffrey Nice, un avocat britannique qui était le procureur principal dans le procès de Slobodan Milosevic, l’ancien président yougoslave.

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L’avocat Sabi a qualifié cette pratique comme « l’une des pires atrocités de masse de ce siècle ».

« Victime pour victime et mort pour mort, prélever les cœurs et les autres organes de personnes vivantes, irréprochables, inoffensives et pacifiques constitue l’une des pires atrocités de masse de ce siècle », a-t-il déclaré.

Il a d’ailleurs appelé les organismes internationaux comme l’ONU à mener des enquêtes sur les conclusions du groupe.

Crédit photo : theindependent

http://www.businessinsider.fr/us/china-harvesting-organs-of-uighur-muslims-china-tribunal-tells-un-2019-9
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Gaelle Kamdem

Bonjour, Gaelle Kamdem est une rédactrice chez Afrikmag. Passionnée de la communication et des langues, ma devise est : « travail, patience et honnêteté ». Je suis une amoureuse des voyages, de la lecture et du sport. paulegaelle@afrikmag.com

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