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Togo: Un journaliste torturé par des gendarmes, raconte sa triste mésaventure!

Les gendarmes du Togo ont-ils décidé de porter entrave à la liberté de presse? C’est la grande question que bon nombres  de journalistes togolais ne cessent de se poser. Une interrogation qui intervient après la torture infligée à un journaliste en plein exercice de son métier.

En effet, le journaliste, Robert Avotor  a été arrêté, menotté et torturé dans l’exercice de son métier alors qu’il couvrait un litige foncier  à Akato-Viépé, une banlieue de Lomé, au nom de son organe, le bi-hebdo L’ALTERNATIVE, très critique envers le pouvoir de Faure Gnassingbé.

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Pendant ce temps, une centaine de gendarmes  avaient également été  dépêchés sur les lieux.

Togo: Un journaliste torturé par des gendarmes, raconte sa triste mésaventure!

Voici les faits tels que rapportés par le journaliste qui a été torturé par les gendarmes.

Togo: Un journaliste torturé par des gendarmes, raconte sa triste mésaventure!

« Il y a un litige foncier à Akato-Viépé. Sur décision de la Cour suprême, certaines constructions doivent être démolies. Les gendarmes étaient venus pour faire sortir les gens de chez eux. Les hommes en treillis étaient une centaine. Naturellement, je suis allé pour faire un reportage. J’avais mon gilet et ma carte de presse. Quand je suis descendu de la moto, je me suis approché des gendarmes en me présentant.

Ensuite, je leur ai demandé si je peux parler à leur chef. L’un d’entre eux me demande : ‘’Il y a quoi ?’’. Je lui ai répété que je suis journaliste. Ils m’ont répondu tous qu’il n’y a aucun chef parmi eux, et qu’eux tous sont des chefs. Et puis, ils m’ont demandé de leur montrer ma carte. Ce que j’ai fait. Ils m’ont dit ensuite : ’’On ne mange pas la carte ici’’. L’un d’eux m’a intimé l’ordre de quitter les lieux. A peine avait-il dit ça qu’il a commencé par me tabasser.

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J’ai couru. Mais d’autres gendarmes m’ont rattrapé et ont commencé aussi à me matraquer. Ils m’ont ensuite menotté et déposé dans un coin et se sont éloignés. Ils sont revenus quelques minutes plus tard pour me demander l’organe de presse pour lequel je travaille. Je leur ai répondu que je viens du journal L’ALTERNATIVE. Ils m’ont demandé qui est le directeur. J’ai dit que c’est Ferdinand Ayité. Et voici leur réponse : ‘’C’est vous non ? Cette fois-ci on vous a eu. On apprend toujours ce nom. On va te faire sentir de quoi on est capable. Quand vous êtes dans la masse, vous faites du bruit. Aujourd’hui, c’est toi seul’’.

Ils m’ont laissé dans le coin. Ils m’ont menotté les mains derrière. De temps en temps, ils reviennent pour serrer les menottes. Cela me faisait très mal aux poignets. A un moment donné, j’ai senti le besoin de me soulager. Je leur ai demandé de me permettre au moins d’uriner. Ils ont refusé catégoriquement. J’étais obligé d’uriner dans mon pantalon. Cela les amusait. Ils ont amené aussi quelqu’un qu’ils ont surpris aussi en train de filmer. J’étais là, menotté pendant plus de deux heures. Ils sont revenus me dire que je vais répondre de mes actes à la gendarmerie. Ils nous ont ensuite menottés ensemble (avec l’autre personne arrêtée) et nous sommes montés dans leur voiture. Arrivés à la Gendarmerie de Sagbado, ils ont effacé toutes les images dans nos portables et appareils. Ils nous ont remis les portables et demandé de partir. Ils ont pris nos identités et nous sommes partis vers 14h30 ».

Yao Junior L

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