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France : Teodorin Obiang Nguema condamné à 3 ans de prison

Un tribunal français a condamné ce vendredi le fils du dirigeant équato-guinéen, Teodorin Obiang Nguema, à une peine de trois ans d’emprisonnement. Ce dernier était accusé de s’être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable avec les fonds publics de son pays.

Le vice-président de la Guinée Equatoriale, Etat d’Afrique centrale, âgé de 46 ans, a également été condamné à verser une amende de 30 millions d’euros pour détournement de fonds, blanchiment d’argent, corruption et abus de confiance.

L’affaire, menée par deux groupes anti-corruption, est la première sur trois cas qui ciblent des familles de dirigeants africains accusées d’avoir utilisé des gains mal acquis pour s’installer en France.

Teodorin Obiang Nguema a été accusé d’avoir dépensé plus de 1 000 fois son salaire annuel officiel dans une maison à six étages dans un quartier chic de la capitale française. Les procureurs ont affirmé qu’il n’aurait pas pu financer cela sans avoir détourné de l’argent public dans son pays.

Lors de son procès en juin et juillet, ses avocats ont accusé la France « d’ingérerance dans les affaires d’un Etat souverain ».

Ce verdict est une victoire pour Transparency International France et son ONG sœur Sherpa, qui ont porté plainte contre Obiang.

« Chaque année, des milliards d’euros sont détournés pour financer le mode de vie débauché de quelques dirigeants corrompus à l’étranger, notamment en France », avait déclaré Transparency International dans un communiqué avant le verdict, ajoutant qu’elle voudrait mettre fin à la pratique de se servir de la France pour « blanchir de l’argent ».

Les familles de deux autres dirigeants africains, Omar Bongo, l’ancien président gabonais et Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, font également objet d’une enquête en France pour corruption.

Teodorin Obiang était ministre de l’Agriculture et des Forêts avant d’être promu par son père au poste de vice-présidence en 2012.


L’affaire Obiang a fait la Une en 2011 lorsque la police française a perquisitionné son manoir à l’avenue Foch à Paris avec des camions pour transporter une flotte de voitures y compris la Bugatti, la Ferrari et la Rolls-Royce Phantom qui se trouvaient dans son garage

Les enquêteurs avaient saisi sa propriété, évaluée à 107 millions d’euros un an plus tard.

La défense a dix jours pour faire appel de cette décision rendue publique ce vendredi.

Gaelle Kamdem

Bonjour, Gaelle Kamdem est une rédactrice chez Afrikmag. Passionnée de la communication et des langues, ma devise est : « travail, patience et honnêteté ». Je suis une amoureuse des voyages, de la lecture et du sport. paulegaelle@afrikmag.com

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